• Pourquoi vouloir rénover le Palais ?

Installé depuis sa création en 1937 dans le Palais d’Antin, le Palais de la découverte est le dernier établissement national de culture scientifique à ne pas avoir bénéficié d’une restauration complète.

La rénovation du Palais de la découverte est aujourd’hui une nécessité, sinon une urgence.

En effet, le Palais ne sera bientôt plus en mesure d’accueillir les publics dans des conditions de sécurité, d’accessibilité et de qualité satisfaisantes : fuites des toitures, risques de chute des plafonds et décors, sécurité incendie, accessibilité en deçà des normes imposées par la loi et les usages…

  • Quel est le cadre de cette rénovation, quels sont ses acteurs ?

La rénovation dont va bénéficier le Palais s’inscrit dans un plan général, dit Rapport Cluzel (2010), et dans le Schéma de Restauration et d’Aménagement – SDRA - de l’ensemble du bâtiment. Fait parfois méconnu, le Palais de la découverte est en effet situé, depuis sa création, dans l’ensemble du Grand Palais, plus précisément dans son aile Ouest.

Les travaux de restauration et d’aménagement du bâtiment sont conduits sous la maîtrise d’ouvrage de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, avec une maitrise d’ouvrage déléguée à l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (OPPIC).

La restauration du monument est confiée à l’architecte en chef des monuments historiques, M. François Chatillon. La première phase de cette restauration, engagée en 2016, porte déjà ses fruits, comme la belle verrière rénovée de la Rotonde du Palais d’Antin ou les toitures du Palais.

L’aménagement général des espaces et des circulations a été confié, par une procédure de dialogue compétitif, à l’agence d’architecture LAN, mandataire de l’équipe lauréate pour la maîtrise d’œuvre d’aménagement du Grand Palais. Le projet repose notamment sur le principe d’une grande circulation centrale offrant un accès principal, par le square Jean Perrin, à l’ensemble de l’offre du bâtiment, Palais de la découverte et Grand Palais.

Il existe aussi - et enfin - un « chantier dans le chantier », non des moindres : celui du Palais de la découverte lui-même ! En effet, les architectes livreront un écrin restauré, dans lequel viendra s’inscrire à nouveau le Palais.

Ce sont les équipes d’Universcience, établissement qui réunit depuis 2010 le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie, qui sont en charge de la définition de l’offre du Palais et de l’aménagement de ses espaces à la réouverture.

  • Quel est le coût de cette rénovation ?

Le coût total du projet, pour le Grand Palais (GP) et le Palais de la découverte (PLD) est de 466 millions d’euros HT (montant actualisé, toutes dépenses confondues). Cette somme n’est pas uniquement affectée au projet du Palais de la découverte.

L’enveloppe financière prévisionnelle allouée à l’ensemble des travaux du bâtiment dans son ensemble est de 393 millions d’euros HT (montant actualisé, toutes dépenses confondues), avec 137 millions d’euros HT au titre de la restauration du monument historique et 255 millions d’euro HT au titre de l’aménagement. A ces dépenses s’ajoutent les frais liés au financement de l’opération, de 30 millions d’euro HT.

Le nouvel aménagement des espaces publics du Palais de la découverte ainsi que les opérations associées sont conduits sous la maîtrise d’ouvrage directe d’Universcience, pour un coût de 44 millions d’euros HT (montant actualisé, toutes dépenses confondues).

Cette opération se décompose en études et travaux préparatoires, viabilisation et aménagement du second œuvre du Palais d’Antin, aménagement des espaces de médiation et des espaces d’exposition. Le coût intègre également les frais liés au déménagement et au report des activités, à l’organisation de la fermeture et de l’ouverture et à l’offre hors les murs, dont le futur Palais de la découverte hors les murs et l’exposition itinérante du Palais.

En synthèse :
      - Travaux de restauration monument historique (GP / PLD) : 137 ME HT
      - Aménagements du bâtiment (GP / PLD) : 255 ME HT
      - Aménagement des espaces publics du PLD et opérations associées : 44 ME HT
      - Coût de financement de l’opération : 30 ME HT
      - Coût total : 466 ME HT.

Cet investissement est à la mesure des dimensions hors normes du bâtiment et de la très longue période sans travaux (seule la Nef du Grand Palais a été rénovée, en urgence). L’État s’est engagé pour cette rénovation : 128 millions d’euros de subventions du ministère de la culture, 160 millions d’euros de subventions au titre du Grand Plan d’investissement.

  • Mais alors, le Palais tel que nous le connaissons va changer ?

Oui et non.

Oui, car l’ensemble du bâtiment sera rénové et mis aux normes de sécurité, notamment électrique, et incendie, pour recevoir ses visiteurs dans les meilleures conditions possibles. Il sera doté de tous les dispositifs indispensables en termes d’accessibilité et d’accueil de tous les publics, notamment en situation de handicap. Dans les espaces mutualisés, un accueil spécifique sera réservé aux publics scolaires, avec des aires de préparation de la visite, de pique-nique, des vestiaires et des sanitaires adaptés. De nouveaux services seront proposés à tous.

Oui également, car cette grande rénovation offre également l’opportunité de renouveler et d’enrichir l’expérience proposée aux visiteurs.

En cela, son fondateur Jean Perrin avait posé les bases de cette opération : « Les institutions doivent être bâties en hommes plus qu’en pierres. Un Palais permanent de la découverte ne sera utile que si, loin d’être une sorte de Musée bientôt stérilisé dans l’immobilité, il garde un contact vivant avec la Science qui continue à se créer, ceci grâce à l’effort soutenu de chercheurs et de savants qui feront de cet effort leur activité principale ». Catalogue du Palais de la découverte, 1938.

Depuis sa création en 1937, l’esprit du Palais de la découverte réside dans le fait qu’il propose une expérience immersive, faite de démonstrations et de dialogue, pour que chacun, quel que soit son niveau de compétences et de connaissances, puisse découvrir et comprendre les grands principes scientifiques. Cette expérience est fondée sur la curiosité, l’étonnement, la surprise, l’émerveillement, tout autant que sur le savoir partagé.

Non, sur tous ces points, le Palais ne changera pas.

Mais, depuis 1937, le champ des connaissances scientifiques s’est accru. De nouvelles approches et disciplines scientifiques sont apparues ; la recherche scientifique a évolué, sa médiation également, de même que les visiteurs du Palais et le monde qui les entoure.

Il s’agit de rester demain au plus près d’une science en perpétuelle évolution. Le Palais de la découverte rénové devra ainsi être un lieu de référence et de dialogue autour des enjeux de la science et de la recherche d’aujourd’hui, tout en conservant sa marque de fabrique, la médiation humaine, à laquelle nombre de chercheurs, d’enseignants ou de simples citoyens sont légitimement attachés.

  • Que pourrons-nous voir, faire ?

Cinq ans avant la réouverture du futur Palais de la découverte, il est encore trop tôt pour détailler l’ensemble du projet… car celui-ci reste à mettre en œuvre.

Le projet culturel et scientifique du futur Palais de la découverte a été établi, dans le cadre d’une démarche collaborative qui a impliqué les personnels et les partenaires des communautés scientifique, artistique et muséale. Il a reçu l’avis favorable du Conseil scientifique d’Universcience le 5 décembre 2018 et a été adopté par son Conseil d’administration le 14 mars 2019.

Ce projet scientifique et culturel est la colonne vertébrale des développements en cours et à venir, pour l’offre et les aménagements intérieurs du Palais. L’objectif est de proposer une expérience intégrée, riche et diversifiée, où les propositions muséographiques répondront aux médiations, et réciproquement.

  • Avec moins de sciences fondamentales ?

Toutes les disciplines actuellement représentées dans le Palais aujourd’hui le seront demain : astronomie, chimie, mathématiques, informatique et sciences du numérique, sciences de la terre, sciences de la vie et physique. L’approche sera à la fois disciplinaire et interdisciplinaire, à l’image de la science et de la recherche contemporaine.

Comme aujourd’hui, les sciences humaines et sociales pourront être justement convoquées, pour éclairer des questions contemporaines, comme elles le font dans les laboratoires et les débats scientifiques et de société. Les arts retrouveront également leur place, pour leur capacité de dialogue et d’interrogation, à l’image du Transport des forces, commande d’Etat à Fernand Léger pour l’Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne de 1937 au Palais de la découverte.

  • Et plus d’écrans, moins d’humain ?

Non, les écrans ne remplaceront pas la médiation humaine. Par ailleurs, personne ne saurait dire aujourd’hui combien d’écrans seront présents dans le Palais de la découverte à sa réouverture. Ni même qu’il y en aurait plus… ou moins.

Les exposés, présentations spectaculaires, ateliers, comme les échanges entre les visiteurs, les médiateurs et les chercheurs, marque de fabrique et d’expertise du Palais, resteront au cœur de sa proposition. Ils seront présentés dans un cadre rénové, adapté techniquement à leurs besoins spécifiques.

Comme aujourd’hui, les médiations pourront également évoluer, sur le fond comme sur la forme, selon les travaux menés par les équipes de médiateurs, qui proposent régulièrement de nouvelles offres aux visiteurs. Un incubateur de projets, mis en place en mai 2019 sur proposition des personnels, permet la conception de nouveaux formats et contenus de médiation. Il s'agit d’un dispositif de co-création et de test de médiations nouvelles, conçu en étroite collaboration avec les publics.

Le projet scientifique et culturel définit des points de repère conceptuels et spatiaux, qui seront développés dans le Palais de demain. Ils sont autant d’éléments lexicaux, pour l’écriture d’un dialogue avec la science et avec les visiteurs de demain.

Les Icones représentatives de chacune des sept disciplines seront demain le prolongement des grandes démonstrations spectaculaires d’aujourd’hui, dont le nombre total sera donc augmenté. Ces icônes seront associées à un espace permettant d’autres démonstrations.

Des Points d’interrogations viendront dialoguer avec les Icones. Pour témoigner des recherches en cours, ils pointeront l’interrogation du moment, le terrain à défricher… parce que le processus de questionnement peut être aussi enrichissant que les résultats eux-mêmes.

Dans ces espaces, comme dans des Laboratoires plus spécifiquement équipés, les visiteurs pourront retrouver des expériences actives, spectaculaires, des échanges et des débats, animés par un médiateur, un chercheur… qui constitueront toujours l’élément fort de l’expérience Palais. L’interaction directe entre les chercheurs et le public sera maintenue, notamment grâce au programme 1 Chercheur 1 Manip. Doté d’un espace spécifique et équipé, il aura également la possibilité d’utiliser les laboratoires.

En soutien et en complément, des Ilots de curiosité approfondiront le socle des connaissances dans les différentes disciplines. Certains porteront sur l’histoire des sciences, les questions de recherche contemporaine transversales ou l’actualité scientifique.

Plusieurs aménagements spécifiques sont intégrés au projet : le planétarium, bien évidemment, mais aussi le Laboratoire à distance, qui offrira aux visiteurs une plongée au cœur de la recherche en direct ou en différé, ou la salle pop-up, pour des présentations toujours renouvelées. La Salle 37, actuellement dénommée Salle d’optique, sera également réinstallée au Palais, pour son intérêt exceptionnel et patrimonial. Des salons seront aménagés, pour la convivialité, le repos et la détente.

Une nouvelle galerie d’exposition temporaire, répondant aux standards de la muséographie contemporaine pour la production et l’accueil d’expositions, sera créée dans les soubassement du Palais. Accessible depuis les espaces du Palais de la découverte, elle permettra de présenter, une à deux fois par an, une exposition sur des sujets de recherche contemporaine, en résonance avec le contenu global de l’offre permanente.

Une nouvelle offre enfin, la Galerie des enfants, sera réservée aux jeunes de 3 à 12 ans. Visiteurs réguliers du Palais d’aujourd’hui, en famille ou en groupes, ils méritent une proposition adaptée dans le Palais de demain. Coproduite avec la Réunion des Musées Nationaux – Grand-Palais, cette proposition inédite est facilitée par la création d’une nouvelle circulation entre les deux espaces. Confortée par l’expertise d’Universcience en muséographie pour enfants, elle sera adaptée au développement de leurs compétences et mêlera arts et sciences.

Tous ces éléments étant posés, les équipes d’Universcience et leurs partenaires travaillent actuellement à préciser les contenus scientifiques et approches.

Une phase de programmation fonctionnelle est en cours, pour les espaces du Palais ; elle permet de recenser l’ensemble des besoins et des contraintes techniques spécifiques à ses activités, pour la mise en œuvre par exemple des Laboratoires, ou des Icônes. En effet, les équipements du Palais sont aujourd’hui spécifiques. Ils le seront tout autant demain, en intégrant aussi la capacité de renouveler autant que de besoin les contenus et les offres, en réponse à l’évolution constante de la science. Il s’agit de définir des espaces capables.

Cette phase sera suivie du développement des contenus scientifiques du Palais de demain : programme des démonstrations spectaculaires et des exposés, contenus développés dans les ilôts de curiosité et les points d’interrogation, thématiques développées dans la galerie des enfants, les expositions temporaires… Sur la base du projet scientifique et culturel et d’un travail exploratoire qui se poursuivra en 2020, les études pour la programmation détaillée de l’offre du Palais commenceront formellement début 2021.

Viendra ensuite le temps de la sélection des designers, scénographes et aménageurs, puis des travaux d’aménagement, de la mise en place et… de la réouverture !

  • Y aura-t-il moins de surface ?...

Avec la présentation de deux grandes expositions temporaires par an et de nombreux exposés de médiation scientifique, répartis en sept disciplines, l’offre du Palais de la découverte requiert aujourd’hui une multiplicité de salles et d’espaces, avec des aménagements parfois imposants et nécessitant une maintenance ou un renouvellement technique.

Ses espaces d’accueil et de circulation sont sous-dimensionnés et non adaptés aux usages, notamment des groupes scolaires, en l’absence de zone d’attente et de repos, de pique-nique ou de vestiaire. Les opérations logistiques du Palais sont également très contraintes, comme le sont celles du Grand Palais, en l’absence d’une zone technique et de circulation, d’un quai de déchargement adapté, de monte-charges et ascenseurs adaptés.

Le déplacement de ces espaces fonctionnels et la mutualisation de certains services entre le Palais de la découverte et le Grand Palais permet de libérer les circulation historiques et patrimoniales du Palais d’Antin, aujourd’hui saturées. Les surfaces actuellement dédiées à l’offre seront non seulement maintenues (6 925 m² demain versus 7 135 m² aujourd’hui), mais également augmentées, avec le développement de nouvelles propositions comme la Galerie des enfants, sur une surface de 1 096 m². Les auditoriums, les espaces d’accueil et de service et les zones logistiques qui sont mutualisés représentent enfin une surface de 13 588 m² mètres carrés.

  • …et moins d’espaces de médiation ?

Dans les espaces de médiation, l’objectif est avant tout de garantir la qualité de préparation et de présentation de chaque médiation. En effet, au-delà de la spécificité de certaines « grande manips » comme l’emblématique électrostatique, les besoins sont multiples, selon les activités et exposés proposés. Ils ont conduit à une juxtaposition des espaces et des matériels.

Actuellement en phase de programmation détaillée, l’aménagement des espaces de présentations et celui des Laboratoires prendra en compte ces besoins spécifiques et leurs contraintes structurantes : définition et répartition des dispositifs, traitement acoustique, mobiliers, zone de stockage et de préparation, extraction d’air, taux d’humidité, luminosité…

Cet aménagement favorisera également les usages interdisciplinaires des Laboratoires. Cela permettra d’y présenter, comme aujourd’hui, différentes activités tout au long de la journée, comme dans les autres espaces propices du Palais, notamment le planétarium, le laboratoire à distance, les ilôts de curiosité et les salons.

Au total, et considérant les nouveaux aménagements de l’exposition permanente, des Laboratoires, et des salles spécifiques, les espaces permettront de maintenir ou d’augmenter le nombre de médiations présentées aujourd’hui.

  • Qu’en-est-il des effectifs et des ateliers, avec une réduction des surfaces techniques et de bureaux ?

La mutualisation de certaines fonctions techniques et d’exploitation de l’ensemble Grand Palais – Palais de la découverte induit une réaffectation de certains espaces de bureaux, zones logistiques ou techniques.

Dans le cadre du projet d’aménagement du Palais, ses espaces de médiation seront équipés des back-office de proximité adaptés à leurs activités. En outre, des zones techniques réservées au Palais de la découverte sont prévues en sous-sol pour assurer la maintenance de premier niveau des éléments de médiation et d’exposition, ainsi que le stockage d’éléments techniques, au moment des montages et démontages des expositions.

Il a été retenu de redéployer les moyens de production des ateliers de fabrication, comme leurs personnels, dans les espaces communs d’Universcience, dans le 19ème arrondissement. Les équipes disposeront ainsi, dès fin 2020 et après la réouverture, d’ateliers et de matériels adaptés aux usages de fabrication et normes de sécurité actuelles, pour le développement des projets.

A la fermeture pour travaux, l’ensemble des personnels affectés actuellement sur le site du Palais reste naturellement dans les effectifs d’Universcience, sauf évolution par choix personnel ou départ à la retraite. Il n’y a aucune suppression d’emploi. Les collaborateurs rejoindront leurs collègues sur le site de la Cité des sciences et de l’industrie, où se situent de nombreux services transversaux qui participent déjà aux activités du Palais comme à son projet de rénovation. Il existe parfois une confusion entre le nombre de salariés et le nombre de postes de travail, au sens de bureaux. A la réouverture du Palais de la découverte, 82 postes de travail sont prévus en back-office ; ils accueilleront les personnels en lien direct avec l’activité du Palais. 

  • Que vont devenir les éléments et décors du Palais ?

Les décors architecturaux du Palais d’Antin feront l’objet d’une restauration au titre du monument historique et seront d’autant plus visibles et valorisés dans le Palais demain.

Depuis 2018, une opération de recensement de l’ensemble des mobiliers et équipements du Palais de la découverte est en cours, qu’il s’agisse des espaces publics, administratifs, ou techniques. Elle permet notamment de vérifier la provenance de certains objets, qui ont pu être prêtés au Palais au cours de son histoire et qui pourront ainsi être restitués. La documentation historique et scientifique du Palais, dont sa photothèque, est également examinée par les personnels qui en ont la charge, afin d’assurer la pérennité des éléments patrimoniaux de ce fonds historique. Les dossiers et archives des collaborateurs seront triés par leurs soins, conservés ou versés aux archives, selon l’intérêt des documents.

Ce recensement permet également de définir la liste des dispositifs qui pourraient être utilisés dans le Palais à sa réouverture (et seront stockés pendant les travaux), ou qui le seront dans la structure éphémère, dès l’automne 2020.

A la différence du Muséum national d’histoire naturelle ou du Musée des arts et métiers, la spécificité du Palais de la découverte est d’être un musée sans collection, selon son principe fondateur. Ainsi, à l’exception de certains éléments inventoriés, inaliénable et insaisissables, comme les tableaux et les objets d’art présentés dans les espaces, aucun de ses éléments ne devrait être considéré a priori comme un objet patrimonial. Ils restent des objets courants et usuels.

Cependant, l’âge du Palais et son histoire ont entrainé une « patrimonialisation » objective de certains objets, équipements ou décors. En témoignera par exemple la salle d’optique, qui sera présentée dans le Palais à sa réouverture, comme un marqueur de son histoire et de celle de la médiation scientifique.

Aussi, un comité d’experts a été réuni pour accompagner les équipes d’Universcience dans un « chantier patrimoine ». Il s’agit d’établir la liste des objets, dispositifs ou décors ayant un intérêt scientifique, pour l’institution comme dans l’absolu. Les critères de sélection sont connus et établis, notamment l’unicité, le caractère remarquable, la provenance, l’authenticité.

Ce chantier, qui s’appuie sur la documentation du Palais, doit permettre de dresser la liste des objets qui devront être impérativement conservés, soit par Universcience, soit par l’intermédiaire de dons ou de dépôts dans les institutions de référence.

Au-delà de cette liste patrimoniale, et des besoins du Palais de demain et de sa structure éphémère, des dispositifs, décors ou objets en état d’usage pourront être donnés à des centres de science et associations de culture scientifique, en France et à l’étranger. Une attention sera apportée au réemploi et au recyclage des mobiliers courants, comme des matériaux ou éléments supprimés.

Enfin, il est évident que certains objets ou décors font l’objet de ce qui pourrait être qualifié de « patrimonialisation affective », par les visiteurs ou les personnels, sans pour autant avoir de caractère unique ou scientifique. A ce titre, des actions sont à l’étude, pour la transmission de souvenirs aux personnels et à la communauté des amoureux du Palais de la découverte. Un projet de vente aux enchères, dont les bénéfices seraient attribués au projet du Palais, est notamment à l’étude.

  • Et pendant les travaux ?

Pendant la période des travaux, le Palais de la découverte et ses personnels resteront actifs ! Notamment sur le projet du Palais et ses développements à venir.

Différentes activités seront proposées aux publics :

      - Une structure éphémère. Le 30 août 2020, le Palais de la découverte fermera ses portes pour travaux et donnera rendez-vous à ses visiteurs à Paris, dans le 15ème arrondissement, au sein d’une structure éphémère autour du jardin Caroline-Aigle, dans le parc André Citroën. En savoir plus…

      - Le Palais de la découverte sur les routes : une exposition itinérante, coproduite avec Cap Sciences, centre de culture scientifique, technique et industrielle à Bordeaux, et le Quai des Savoirs à Toulouse sera présentée en région. Déployée sur 300 m², elle abordera la question de l’esprit critique.

      - Le Palais de la découverte sur la toile : un site internet proposera des contenus riches de ressources et d’actualités sur l’exposition itinérante, la mémoire du Palais de la découverte, sa future offre.