Pasteur

- L'expérimentateur

De son vivant même, Louis Pasteur (1822-1895) est devenu un mythe, notamment, mais pas seulement, parce qu'il a vaincu la rage, maladie mortelle et ô combien spectaculaire. On lui doit la pasteurisation, qui porte son nom, mais aussi des avancées majeures dans les domaines de la chimie et de la microbiologie ; il met en lumière de manière probante que les micro-organismes sont responsables des maladies infectieuses, et que ce sont ceux-ci, malgré leur taille, qui causent tant de ravages. Une idée particulièrement difficile à concevoir à son époque.

Présentation de l'exposition

Grands rideaux en velours, gradins, le parcours de l'exposition s'organise autour d'un prologue, de six actes et d'un épilogue. Cette référence théâtrale renvoie aux mises en scène orchestrées par Pasteur pour diffuser ses résultats, à ses démonstrations scientifiques publiques et à ses communications empreintes d'une tension volontairement dramatique.

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Prologue

Dès l'entrée, le décor est planté, vous déambulez dans l'histoire d'un 19ème siècle  tourmenté, vous êtes immergé dans un panorama circulaire d'images de Paris à cette époque.

Nous vous conseillons plus particulièrement dans cet espace,

  • Un buste de Pasteur, animé et sonorisé, vous accueille et évoque les éléments biographiques marquants de la vie du scientifique ;
  • « Le siècle des merveilles » jeu de société accessible avec des cartes en braille : tentez de remettre dans l'ordre les différentes étapes des découvertes scientifiques et techniques phares et révolutionnaires du 19ème siècle ;
  • Tournez la manivelle et parcourez le siècle de Pasteur grâce à une chronologie sonore ;

Écoutez ce murmurant (dans l'exposition cet audio est positionné à gauche dès l'entrée du Prologue, vous pouvez brancher un casque personnel sur la prise jack prévue à cet effet sur tous les murmurants  de l'exposition).

Prologue (2 min. 55)Universcience
Prologue<br /><br />(bruits du public. Ambiance de théâtre de rue)<br /><br />Mesdames ! Messieurs ! Les enfants ! Approchez, approchez, et venez écouter la sublime histoire, le drame héroïque, la vie du Grand Louis Pasteur ! Allez, approchez !<br /><br />(un petit groupe se réunit autour du forain)<br /><br />Pour vous raconter cette histoire, je vais avoir besoin de votre aide. Il me faut quelques volontaires ! Du courage ! Allons donc ! Toi ? Toi ? Et toi mignonne ? C’est parfait. Venez, montez sur la scène. Ce grand gaillard sera donc Louis Pasteur, né en 1822, originaire du Jura,. Et vous mes agneaux, vous êtes Jean-Joseph Pasteur, le père, et Jeanne-étienne Roqui, la mère, un couple de tanneurs. Vous ne gagnez pas beaucoup d’argent avec la tannerie, mais vous croyez en l’éducation pour votre petit Louis, votre fils chéri ! Car il a du potentiel, le petit. A 21 ans, il entre à l’école normale, à Paris, pour aller faire ses études de chimie. C’est peut-être vous qui lui avez transmis la passion des jus, décoctions et autres mixtures.<br /><br />Voilà. Pour jouer notre petite pièce de théâtre, il nous faut maintenant un décor. Mon histoire se passe à Paris, au 19e siècle. Décorateurs ! Un boulevard haussmannien ! Et hop !<br /><br />(joie des enfants)<br /><br />Et voilà. Rajoutons quelques fiacres… Nous y sommes.<br /><br />Vous vous rappelez le 19e siècle ? Non ? Tu m’étonnes. C’est loin déjà. Pourtant, le 19e siècle, c’est complètement fou. « Le siècle des merveilles », comme on dit. Trois monarchies, deux Empires, deux républiques, trois révolutions... Le peuple s’agite, le bourgeois ne sait plus où donner de la tête ! Notez que notre ami Pasteur est un fervent défenseur de l’Empire. A cette époque, le contexte est favorable à la recherche scientifique : de tous les côtés, on cherche, on découvre, on applique à l’industrie. On révolutionne les transports, on peut se parler à travers de nouvelles technologies de communication, comme le téléphone ! ça vous fait rire, gredins. C’est vrai pourtant. Et notre ami Pasteur, lui, au milieu de toute cette grandeur, avec son microscope, il passe son temps à regarder les infiniment petits…<br />Un vrai poète ! <div id="main" class="clearfix"><aside class="clearfix"><div id="menuAside" class="item-grid w1 hauto bgNone"></div></aside></div>
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Acte I  Cristaux et dissymétrie

Le jeune agrégé Louis Pasteur propose à Balard, son directeur, de résoudre un mystère scientifique. Deux acides semblent identiques : l'acide tartrique, et l'acide paratartrique. Pasteur cherche les moyens d'en savoir plus sur ces substances. Pour cela, il prépare des cristaux à partir des deux acides et les étudie.

Nous vous conseillons plus particulièrement dans cet espace,

  • Manipulez et triez des cristaux ;
  • Un film pour comprendre concrètement la méthode et le processus afin de résoudre le mystère de l'acide paratartrique.

Écoutez ce murmurant (dans l'exposition cet audio est positionné à droite dès l'entrée de l'Acte I).

Cristaux et dissymétrie (1 min. 58)Universcience
Acte I Cristaux et dissymétrie<br /><br />1847-1857<br /><br />Julian Eggerickx (Le Narrateur)<br /><br />Hugues Martel (Louis Pasteur)<br /><br />Hugues Martel (Balard Antoine Jérôme)<br /><br />NARRATEUR : Nous voici dans le laboratoire de Jean-Baptiste Biot. Chut, on travaille ici ! Pasteur vient d’avoir son agrégation et il est préparateur agrégé. Il se pose déjà beaucoup de questions, et comme il est très ambitieux, il aime relever les défis. Le voici qui vient présenter ses résultats à Biot :<br /><br />PASTEUR : Monsieur le Professeur.<br /><br />BALARD : oui, mon cher Pasteur ?<br /><br />PASTEUR : j’ai bien réfléchi à ce qu’il est convenu d’appeler le mystère de l’acide paratartrique et je pense avoir fait une découverte fondamentale à ce propos.<br /><br />BALARD : Décidément, Pasteur, vous êtes un jeune homme étonnant.<br /><br />PASTEUR : figurez-vous que je connais bien l’acide tartrique que l’on obtient au fond des cuves, après la fermentation du vin.<br /><br />BALARD : et vous avez entendu parler de ce mystérieux acide paratartrique, obtenu par accident par l’industriel Charles Kestner ?<br /><br />PASTEUR : j’ai fait mieux, j’ai écrit à Kestner, et il m’a envoyé des cristaux d’acide paratartrique pour mes expériences. Vous connaissez le problème, tartrique et paratartrique se ressemblent, mais quand ils sont dissous dans l’eau et observés avec un polarimètre l’un fait tourner la polarisation de la lumière et l’autre pas. J’ai bien étudié les cristaux du paratartrique et j’y ai découvert deux types de cristaux différents. Deux structures différentes !<br /><br />BALARD : allons donc ! et quelle différence y avez-vous vue ?<br /><br />PASTEUR : regardez : ces cristaux-ci ressemblent à ceux-là, mais ils sont symétriquement inversés, comme une main droite et une main gauche ! Ou disons, comme une plaque de gravure, et l’image qu’elle produit !<br /><br />NARRATEUR : Il faut dire que Pasteur avait une formation d’artiste. Quand il était petit, c’était plutôt un bon peintre. Sans doute que cela lui a permis de voir des petits détails là où les autres ne voyaient rien…
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Acte II Fermentations

Alcool, pain et choucroute sont des produits courants obtenus par fermentation, mais ce processus reste mystérieux aux yeux des scientifiques. La plupart d'entre eux, dont Liebig, pensent qu'il s'agit d'une décomposition du sucre. Mais Pasteur est convaincu que la fermentation résulte de l'action de micro-organismes. Ses recherches le conduisent à identifier les bons ferments mais aussi les mauvais, responsables des problèmes de fabrication du vinaigre, de la bière et de la dégradation des vins.

Nous vous conseillons plus particulièrement dans cet espace,

  • Jouez à la « Pasteurisation du vin » à la manière de Questions pour un champion, les cartes de gauche sont en braille au verso ;
  • « Maladie du vin », saurez-vous choisir le bon dessin en relief correspondant à une des 4 maladies du vin ;

Écoutez ce murmurant (dans l'exposition cet audio est positionné à droite dès l'entrée de l'Acte II).

Fermentations (2 min. 48)Universcience
Acte II Fermentations<br /><br />1857-1876<br /><br />Julian Eggerickx (Le Narrateur)<br /><br />Son : cave à vin<br /><br />NARRATEUR : Mesdames et messieurs, pour la scène qui suit, je vous emmène visiter les entrailles de la Terre. (à son équipe) Techniciens, s’il vous plaît : Noir ! Noir complet. Assistants : quelques barriques, un plafond voûté, une bonne odeur de moisissure. Voilà. Parfait. Nous sommes dans une cave à vin. C’est ici que Louis Pasteur vient étudier les fermentations. Depuis ses recherches sur l’acide paratartrique notre ami se demande si la dissymétrie ne serait pas caractéristique des molécules produites par des organismes vivants. Les fermentations, qui produisent des molécules dissymétriques comme le tartrate ne seraient-elles pas causées par des êtres vivants ? Audacieuse théorie…<br /><br />Tenez, par exemple : cette barrique de vin. Le sucre s’y transforme en alcool. Par quel miracle cette divine transformation a-t-elle lieu ?<br /><br />Justus von Liebig, un chimiste allemand, pense qu’il s’agit d’une décomposition spontanée du sucre. Mais Pasteur a l’intuition qu’il s’agit de l’action des micro-organismes - ces petites bêtes qui viennent de l’extérieur ! Et ce qui est vrai pour le vin serait vrai pour les autres fermentations, par exemple celle qui transforme le vin en vinaigre. Chaque type de fermentation serait dû à un microorganisme spécifique. Et comme pour tout, il y a les bons micro-organismes, mais aussi les mauvais, ceux qui font tourner le vin par exemple.<br /><br />Or, en France, mesdames et messieurs, on ne rigole pas avec le vin. Les piquettes bouchonnées, ça ne fait pas très sérieux. Et au XIXe siècle, les vins sont attaqués par des maladies que l’on n’arrive pas à soigner. Devant la gravité du problème, c’est l’Empereur Napoléon III lui-même qui appelle Pasteur à la rescousse. Et celui-ci invente un procédé révolutionnaire : il propose de faire chauffer les vins pour tuer tous les micro-organismes responsables des maladies. C’est comme ça que Pasteur invente la pasteurisation.<br /><br />Je vais vous faire une confidence : la pasteurisation du vin, c’est un peu brutal ! Aujourd’hui, on préfère éviter… Mais à l’époque, l’enjeu est capital. Alors on ne fait pas dans la nuance et on emploie les grands moyens. Une vraie conquête napoléonienne !<br /><br />Pasteur s’attaque aussi aux maladies d’un autre trésor : la bière. Il travaille avec des brasseurs pour améliorer les étapes de sa fabrication, et l’idée lui vient même d’en fabriquer une lui-même. Elle a pour petit nom la « bière de la revanche nationale », pour faire concurrence aux Allemands !
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Acte III Générations spontanées

Félix Pouchet vient de publier un traité sur les générations spontanées. Il renouvelle l'idée ancienne que des matières inertes peuvent produire de petits organismes vivants. De nombreux scientifiques sont sceptiques, Pasteur en tête. Ses travaux sur les fermentations l'ont persuadé que les germes n'apparaissent pas en l'absence de parents et proviennent souvent d'une contamination extérieure. L'Académie des sciences propose un prix à qui tranchera la question à l'aide d'expériences sérieuses.

  • Dans cet espace sur la gauche, assistez à un théâtre optique, pour comprendre la controverse entre Félix Pouchet et Louis Pasteur. L'Académie des sciences donnera raison à Pasteur contre Pouchet et mettra un terme officiel au débat.

Écoutez ce murmurant (dans l'exposition cet audio est positionné à droite dès l'entrée de l'Acte III).

Générations spontanées (2 min. 46)
Acte III Générations spontanées ?<br /><br />1859-1864<br /><br />Julian Eggerickx (Le Narrateur)<br /><br />Renaud Bertin (Félix-Archimède Pouchet)<br /><br />(ambiance de plein-air)<br /><br />NARRATEUR : A l’époque où Pasteur fait ses découvertes sur les fermentations, une question agite toute la sphère scientifique : celle des « générations spontanées ». Pasteur s’est mis en tête de réfuter cette théorie qui sent le vieux grimoire. Depuis ses travaux sur les vins, il pense que les micro-organismes ne peuvent pas apparaître tout seuls, mais qu’ils doivent forcément venir de quelque part. Or, tout le monde ne partage pas son point de vue… Tiens ! A propos de point de vue. Nous sommes dans les Pyrénées, à plus de 2000 m d’altitude. Et voici justement Félix Archimède Pouchet, un grand adversaire de Pasteur. Il vous paraît bizarre, à gesticuler avec des flacons ? C’est qu’il fait des réserves d’air de montagne ! Ça fait un peu savant fou, mais il faut dire qu’à l’époque, c’est presque devenu une mode. Pasteur remplit lui aussi des dizaines de ballons d’air. Tous deux se sont lancés dans une compétition acharnée pour gagner le prix de l’Académie des Sciences.<br /><br />Ce bon vieux Pouchet ne décolère pas contre Pasteur : (Marmonne, plutôt de mauvaise humeur, fait des mouvements de bras, manipulant des flacons de verre.)<br /><br />POUCHET : Je n’ai décidément jamais vu quiconque pousser l’impudence aussi loin que cet effronté de Pasteur ! Pour qui se prend-il ? Je n’arrive plus à trouver le sommeil depuis qu’il s’est mis en tête de réfuter mon « Traité de la génération spontanée ». Il chauffe ses préparations jusqu’à les faire bouillir, pose cette espèce de bouillon sous les yeux des scientifiques ébahis, et fait le fier parce que le mélange reste parfaitement inerte ! Et il entend prouver par-là que les micro-organismes n’apparaissent pas spontanément ! Mais en faisant cela, il anéantit absolument tout le principe vital, toute la fameuse « force végétative » qui selon moi donne naissance aux micro-organismes. En plus de cela, l’Académie des Sciences, qui a l’air d’être complètement toquée de ce petit monsieur, organise un concours à qui voudra bien apporter un éclairage nouveau sur ma théorie. Tout le monde s’est mis en tête de me ridiculiser. Quelle ingratitude !<br /><br />NARRATEUR : Dans cette controverse, Pasteur a un allié… Regardez, le voici : ça s’appelle un ballon à col de cygne ! Grâce à cette petite merveille en verre soufflé, Pasteur va pouvoir faire une démonstration spectaculaire contre la théorie de Pouchet. Tenez, Madame, approchez : voulez-vous le prendre pour le montrer à la ronde ? Il est beau hein ? Faites attention tout de même, c’est très fragile... Attention !
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Acte IV Maladies des vers à soie

La sériciculture est en proie à une grave crise : une maladie décime les élevages de vers à soie. Les vers atteints sont parsemés de points noirs qui évoquent le poivre (pebre) et ont inspiré son nom à cette maladie, la pébrine. Pasteur s'installe dans le Gard et se met au travail avec toute une équipe pour sauver l'industrie de la soie.

Nous vous conseillons plus particulièrement dans cet espace,

  • 4 maquettes tactiles (représentations en 3D) pour suivre le cycle du ver à soie.

Écoutez ce murmurant (dans l'exposition cet audio est positionné au fond à gauche de l'Acte IV).

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Acte IV Maladies des vers à soie<br /><br /><br />1865-1869<br /><br /><br />NARRATEUR<br /><br /><br />Dans cette magnifique orangerie du domaine du Pont-Gisquet, dans le Gard, se trame une nouvelle affaire : Pasteur tente d’y sauver les vers à soie. Il y a installé un laboratoire avec son équipe en 1865, après avoir été appelé au secours par Jean-Baptiste Dumas, son ancien professeur. Après les vins, c'est au tour des asticots de se trouver mal ! Les pauvres petites bêtes sont recouvertes de points noirs et meurent par centaines de cette maladie qu'on appelle la pébrine.<br /><br /><br />Bien qu'il n'ait jamais vu un cocon de sa vie, notre ami Pasteur se rend séance tenante dans cette belle magnanerie pour sauver l’industrie de la soie. Vaste programme ! Ayant découvert que la pébrine est une maladie contagieuse et héréditaire, il met au point un dispositif extrêmement précis. Cela s’appelle le &quot;grainage cellulaire&quot; et sert à séparer les vers malades des vers en bonne santé. Pour cela, il isole les couples de papillons et les fait pondre dans des cornets. Âmes sensibles s’abstenir : les petits papillons, une fois morts, sont séchés, découpés en morceaux, broyés puis passés au microscope ! Mais c’est pour la bonne cause : seuls les œufs des parents en bonne santé seront conservés, et continueront leur vie de larve en toute sérénité…<br /><br /><br />Pasteur consigne ses recommandations dans un manuel à destination des sériciculteurs pour leur expliquer comment éviter la propagation de la maladie. Et, en général, comment respecter certaines règles élémentaires d’hygiène… mais disons qu'en cette fin de XIXe siècle, ce n'est pas encore une évidence pour tout le monde !
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Acte V Maladies et vaccins

Au XIXe siècle, les maladies infectieuses sont la première cause des décès prématurés. La pensée dominante les attribue généralement à une activité anormale des cellules. Pour Pasteur, elles sont dues à la contamination de l'organisme par des microbes pathogènes extérieurs. Il en fait la démonstration avec la maladie du charbon. S'inspirant du vaccin contre la variole d'Edward Jenner, Pasteur cherche obstinément le moyen d'induire une immunité contre d'autres maladies animales et humaines. Il débute ses essais sur le choléra des poules et le charbon des moutons avant de s'attaquer à la rage, maladie qui terrorise les populations par la brutalité de ses symptômes.

Nous vous conseillons plus particulièrement dans cet espace,

  • 5 textes en braille sur les micro-organismes et leurs maladies correspondantes ;
  • un film audio-décrit sur la rage « Bonne nuit, Albertine » juste avant la sortie.

Écoutez ce murmurant (dans l'exposition cet audio est positionné à droite dès l'entrée de l'Acte V).

Maladies et vaccins (3 min. 16)Universcience
Acte V Maladies et vaccins<br /><br />1876-1895<br /><br />Julian Eggerickx (Le Narrateur)<br /><br />Hugues Martel (Louis Pasteur)<br /><br />NARRATEUR : Tiens, vous revoilà vous ! Toujours passionnés par la vie de Pasteur ? Et bien vous allez être contents. A partir de maintenant, ça devient sérieux : Pasteur s’attaque aux maladies humaines. <br />(fouille dans ses notes) <br />Mais dites-moi… Je ne retrouve plus le texte de cette scène ! Laissez-moi le temps de fouiller mes notes. En attendant, je vous laisse avec Pasteur qui est en train de griffonner une lettre au petit Joseph Meister, le premier être humain à avoir été vacciné contre la rage.<br /><br />PASTEUR : (écrivant) Mon cher petit Meister, J’espère que tu te portes bien. N’oublie pas de m’écrire tous les deux jours, ne fût-ce qu’un seul mot. Bonjour et bonne santé pour toute ta famille. Louis Pasteur. <br />(se levant, agité) <br />Dire que le petit Joseph Meister est sorti d’affaire ! Je respire enfin. Cela fait des jours que je me rongeais à l’idée qu’il ne déclare la maladie de la rage après l’inoculation de mon vaccin. J’ai pris beaucoup de risques en testant sur lui, pour la toute première fois, le vaccin antirabique, alors même que mes tests sur les chiens étaient encore insuffisants.<br /><br />NARRATEUR : Cela fait maintenant quelques années que Pasteur est persuadé d’une chose : les maladies infectieuses sont dues à une contamination extérieure. Ce n’est pas qu’un débat théorique : très concrètement, quand on croit aux découvertes de Pasteur, on pense à stériliser ses instruments, et à se laver les mains....<br />Le succès des recherches de Pasteur à propos du choléra des poules et du charbon des moutons sont le prélude à de grandes recherches sur les maladies infectieuses. A l’époque, la diphtérie, la tuberculose, la fièvre typhoïde sont encore les principales causes de mort prématurée. Pasteur suit la piste ouverte par Edward Jenner, un médecin de campagne. Jenner s’était rendu compte que les trayeurs et les trayeuses de vaches étaient miraculeusement épargnés par le fléau de la variole. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient attrappé, par les vaches, une maladie bégnine pour l’homme appelée la vaccine. Jenner transmettait donc volontairement la vaccine à ses patients. C’est de la vache que vient le mot de vaccin ! Pasteur fait une hypothèse importante : chaque maladie infectieuse particulière doit pouvoir être évitée de la même manière que Jenner avait prévenu la variole. A savoir, en atténuant la virulence de la maladie et en l’administrant aux patients sans leur faire courir le risque d’une infection mortelle.<br /><br />PASTEUR : Depuis que le petit Meister est guéri, tout le monde parle de mon vaccin. Tous ceux qui se sont fait mordre par des chiens enragés se précipitent dans mon laboratoire pour que je les soigne. Nous ne savons plus qu'en faire. Je songe à créer un institut entièrement dédié à la vaccination qui pourra prendre soin des malades et organiser de grandes campagnes de vaccination pour éradiquer les maladies.<br /><br />NARRATEUR : Cet institut fut crée 2 ans plus tard en 1888. Aujourd'hui, il existe encore, il s'appelle l'Institut Pasteur.
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Acte VI Les successeurs
 

Vous découvrirez dans cet espace... un film d'archives et d'animation d'une dizaine de minutes portant sur la recherche dans les instituts Pasteur, notamment pendant la première guerre mondiale et jusqu'en 1930.

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Épilogue Nouvelles visions des micro-organismes

Au siècle de Pasteur, un monde s'est ouvert, invisible jusqu'alors. Sous l'œil des microscopes, armé d'outils inventés pour l'occasion, on observe, on colore, on analyse les caractéristiques des micro-organismes. Puis on les ensemence et on les cultive, on décrit leurs rôles et on les manipule.

Vous quittez le décor théâtral pour arriver dans le monde contemporain de la recherche actuelle, vous vous retrouvez dans l'espace immaculé d'un laboratoire.

Aujourd'hui, l'ingéniosité expérimentale est toujours à l'œuvre pour repousser les frontières de ce monde invisible. L'idée n'est plus tant de faire contre ces micro-organismes que de faire avec eux. Beaucoup d'astuce et l'aide des nouvelles technologies concourent à mieux les apprivoiser, les analyser et les approcher pour saisir les multiples facettes d'une réalité qu'on ne peut " voir " directement.

Dans cet espace, découvrez plusieurs films et des fiches en braille sur les vaccins ;

Écoutez ce murmurant (dans l'exposition cet audio est positionné à droite dès l'entrée de l'Épilogue et il est associé à des images tactiles).

Nouvelles visions des micro-organismes (1 min. 33)Universcience
Épilogue. Nouvelles visions des micro-organismes est une capsule sonore qui permet l'introduction d'une séquence de l'exposition temporaire &quot;Pasteur l'expérimentateur&quot;, présentée au Palais de la découverte du 14 décembre 2017 au 19 août 2018.<br /><br />Épilogue. Nouvelles visions des micro-organismes<br /><br />Vous voilà bien fatigués, mes agneaux. Je vois les plus petits qui se sont endormis dans les bras de leurs parents. Il va bientôt être l’heure de tirer le rideau sur notre petit théâtre, et de rentrer chacun chez soi…<br /><br />Avant de se dire au revoir, j’aimerais vous emmener avec moi dans un tout autre décor : un laboratoire du XXIe siècle. Aujourd’hui encore, on cherche les meilleures manières de voir les êtres invisibles que sont les micro-organismes. On utilise les microscopes, bien sûr, ces grosses machines qui vont chercher de plus en plus loin dans l’infiniment petit. Mais aussi, on invente des outils, on cultive, on colore, on manipule : on essaie par tous les moyens de mieux connaître ces compagnons minuscules qui font partie de notre vie. On a bien domestiqué le chat et le chien, on peut désormais apprivoiser microbes et bactéries !<br /><br />Avec ses techniques ultra-modernes, les sciences d’aujourd’hui sont toujours face au même problème : comment voir et décrire ce qu’on ne voit pas ? Bien sûr, il y a là aussi un peu de théâtre - c’est toujours la même histoire…
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Que reste-t-il de Pasteur ?

Avant, ou après votre visite de l'exposition, dans une salle de projection à côté de l'Acte I, vous pouvez assister à un dialogue entre l'écrivain Erik Orsenna et le youtubeur Léo Grasset sur la portée des travaux de Pasteur. Ce grand film permet d'introduire ou de conclure l'exposition. Il s'adresse aussi bien aux enfants qu'aux adultes.

Exposés

En complément de l'exposition, les médiateurs de l'unité des sciences de la vie et de l'unité de chimie vous proposent des exposés sur les microbes et sur les vaccins. Pour en savoir plus, contactez par mail  nathalie.joncour(at)universcience.fr ou par téléphone 01 40 74 80 70.