l'expérimentateur
S'est déroulée du 14 décembre 2017 au 19 août 2018

Acte V - Maladies et vaccins

(image avec légende)
Crédits : Wellcome Library, Londres
Acte V - Maladies et vaccins (1876 - 1895) (Durée : 3'16)
Acte V Maladies et vaccins&nbsp; est une capsule sonore&nbsp; qui permet l'introduction d'une séquence de l'exposition temporaire &quot;Pasteur l'expérimentateur&quot;, présentée au Palais de la découverte du 14 décembre 2017 au 19 août 2018.<br /><br />Acte V Maladies et vaccins<br /><br />1876-1895<br /><br />Julian Eggerickx (Le Narrateur)<br /><br />Hugues Martel (Louis Pasteur)<br /><br />NARRATEUR : Tiens, vous revoilà vous ! Toujours passionnés par la vie de Pasteur ? Et bien vous allez être contents. A partir de maintenant, ça devient sérieux : Pasteur s’attaque aux maladies humaines. <br />(fouille dans ses notes) <br />Mais dites-moi… Je ne retrouve plus le texte de cette scène ! Laissez-moi le temps de fouiller mes notes. En attendant, je vous laisse avec Pasteur qui est en train de griffonner une lettre au petit Joseph Meister, le premier être humain à avoir été vacciné contre la rage.<br /><br />PASTEUR : (écrivant) Mon cher petit Meister, J’espère que tu te portes bien. N’oublie pas de m’écrire tous les deux jours, ne fût-ce qu’un seul mot. Bonjour et bonne santé pour toute ta famille. Louis Pasteur. <br />(se levant, agité) <br />Dire que le petit Joseph Meister est sorti d’affaire ! Je respire enfin. Cela fait des jours que je me rongeais à l’idée qu’il ne déclare la maladie de la rage après l’inoculation de mon vaccin. J’ai pris beaucoup de risques en testant sur lui, pour la toute première fois, le vaccin antirabique, alors même que mes tests sur les chiens étaient encore insuffisants.<br /><br />NARRATEUR : Cela fait maintenant quelques années que Pasteur est persuadé d’une chose : les maladies infectieuses sont dues à une contamination extérieure. Ce n’est pas qu’un débat théorique : très concrètement, quand on croit aux découvertes de Pasteur, on pense à stériliser ses instruments, et à se laver les mains....<br />Le succès des recherches de Pasteur à propos du choléra des poules et du charbon des moutons sont le prélude à de grandes recherches sur les maladies infectieuses. A l’époque, la diphtérie, la tuberculose, la fièvre typhoïde sont encore les principales causes de mort prématurée. Pasteur suit la piste ouverte par Edward Jenner, un médecin de campagne. Jenner s’était rendu compte que les trayeurs et les trayeuses de vaches étaient miraculeusement épargnés par le fléau de la variole. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient attrappé, par les vaches, une maladie bégnine pour l’homme appelée la vaccine. Jenner transmettait donc volontairement la vaccine à ses patients. C’est de la vache que vient le mot de vaccin ! Pasteur fait une hypothèse importante : chaque maladie infectieuse particulière doit pouvoir être évitée de la même manière que Jenner avait prévenu la variole. A savoir, en atténuant la virulence de la maladie et en l’administrant aux patients sans leur faire courir le risque d’une infection mortelle.<br /><br />PASTEUR : Depuis que le petit Meister est guéri, tout le monde parle de mon vaccin. Tous ceux qui se sont fait mordre par des chiens enragés se précipitent dans mon laboratoire pour que je les soigne. Nous ne savons plus qu'en faire. Je songe à créer un institut entièrement dédié à la vaccination qui pourra prendre soin des malades et organiser de grandes campagnes de vaccination pour éradiquer les maladies.<br /><br />NARRATEUR : Cet institut fut crée 2 ans plus tard en 1888. Aujourd'hui, il existe encore, il s'appelle l'Institut Pasteur.

Au XIXe siècle, les maladies infectieuses sont la première cause des décès prématurés. La pensée dominante les attribue généralement à une activité anormale des cellules. Pour Pasteur, elles sont dues à la contamination de l’organisme par des microbes pathogènes extérieurs. Il en fait la démonstration avec la maladie du charbon. S’inspirant du vaccin contre la variole d’Edward Jenner, Pasteur cherche obstinément le moyen d’induire une immunité contre d’autres maladies animales et humaines. Il débute ses essais sur le choléra des poules et le charbon des moutons avant de s’attaquer à la rage, maladie qui terrorise les populations par la brutalité de ses symptômes.


Vous découvrirez dans cet espace...

Dans un décor de ferme un jeu vous invite à découvrir l’élaboration du protocole vaccinal, basé sur l’atténuation des bactéries.
Une projection sur maquette évoque une démonstration publique de vaccination sur un cheptel de moutons ; un spectacle au trait expressionniste relate la mise au point du vaccin contre la rage et ses premières applications humaines et une projection sur une sculpture de mouton met en scène les recherches de Pasteur résolu à résoudre le mystère des “champs maudits”.

(image avec légende)
© Ph-Levy--EPPDCSI
Flou artistique

Pasteur a trouvé un moyen d’immuniser contre certaines maladies infectieuses : il atténue la virulence des micro-organismes responsables des maladies et les injecte dans l’organisme. À cette époque, il travaille sur la composition de ses vaccins de manière intuitive et ne comprend pas vraiment les mécanismes biologiques de l’immunité. Dans un premier temps, il pense même que l’immunisation consiste à consommer, jusqu’à épuisement, une substance du corps nécessaire au microbe pathogène. L’action des anticorps et des cellules phagocytes sera mise au jour par certains de ses collaborateurs et concurrents.