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Édito

Découverte a décidé de s’intéresser à une question majeure de santé publique, les zoonoses. Ces maladies infectieuses sont transmises aux êtres humains par les animaux sauvages, d’élevage ou de compagnie. Parmi les plus célèbres, citons la rage contre laquelle Pasteur et son équipe mirent au point un vaccin efficace à la fin du XIXe siècle. Sa première expérimentation en 1885 marquait les débuts de la lutte contre les maladies zoonotiques, qui représentent plus de la moitié des infections répertoriées. Leur persistance s’explique par l’échelle mondiale des épidémies, leur mode de transmission ou encore la nature des animaux hôtes.
Alors que l’exposition Espions ouvre le 15 octobre à la Cité des sciences et de l’industrie, Découverte lève le voile sur l’utilisation de certains animaux, encore eux, par le monde du renseignement. Ils sont sélectionnés selon plusieurs critères, parmi lesquels leurs aptitudes naturelles, leur adaptation au terrain ou encore leurs facultés d’apprentissage. Depuis les oies gardiennes du Capitole jusqu’aux corbeaux entraînés par la CIA à reconnaître Oussama ben Laden après les attentats du 11 septembre 2001, en passant par les bélugas employés par les Russes, suivez le passage en revue de ces auxiliaires animaliers des services secrets, toujours utiles dans un monde pourtant marqué par les avancées technologiques.
Le philosophe grec Aristote aurait affirmé qu’un tout représente plus que l’ensemble des parties. C’est un parfait résumé du comportement complexe des systèmes multi-agents, imprévisible si l’on s’en tient à l’analyse séparée de leurs éléments. La modélisation de ces systèmes, constitués de nombreux objets identiques, biologiques, mécaniques ou informatiques, ouvre de vastes champs comme le déploiement des secours dans une zone sinistrée. Penchons-nous ainsi sur la modélisation du comportement d’une fourmilière en présence de sources de nourriture.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la modélisation des fourmis ou sur les applications qui en découlent, vous pouvez vous rendre au Palais de la découverte pour assister à l’exposé « Des zombies aux étoiles ». L’occasion, à partir du 8 octobre, de découvrir De l’amour, une exposition conçue en partenariat avec le Centre interfacultaire en sciences affectives de l’université de Genève et avec le concours de l’Institut national d’études démographiques.

Bruno Maquart
Président d’Universcience – établissement public du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie

Sommaire

par Hubert Desrues et Gaëlle Courty

L’inextricable buisson évolutif humain
Exercice de cartographie
par Olivier Coulon

Le tableau périodique fête ses 150 ans
par Véronique Polonovski et Sokunthea Thlang

Les zoonoses
Maladies de compagnie
par Olivier Schiettekatte

Formes mathématiques
Le blocage de cardan, une histoire d’angles
par Martin Brossard

Systèmes multi-agents
Quand les petites bêtes deviennent intelligentes
par Émilien Cornillon

Espionnage
Des animaux en mission
par Kamil Fadel

Physique nucléaire au rayon « Radioactivité » du Palais
par Kamil Fadel

Clonez vos plantes
par Stéphanie Kappler

Vous trouverez aussi dans le numéro print :
Curiosités célestes
Coups de cœur
Science en action