La communication présente une extrême diversité dans ses manifestations et chez les espèces qui l’emploient, ainsi que dans les organes qui le leur permettent. Le thème de cet espace conduit les visiteurs à explorer les différentes facettes de la communication chez les animaux et pénétrer ainsi dans leur vie quotidienne.
Après un premier îlot d’introduction, quatre espaces évoquent les types de communication les plus utilisés par les animaux, les communications visuelle, sonore, tactile et chimique. Le cinquième aborde un type d’échanges moins fréquent, la communication électrique.
Chaque îlot s’articule autour d’une présentation d'animaux vivants, illustrant un mode de communication. Autour de cet élément central, différents dispositifs privilégiant l’interactivité interpellent le visiteur, approfondissent et généralisent à l'ensemble du monde animal des connaissances mises en évidence sur cet exemple vivant.
Panneaux, jeux, maquettes et bornes informatiques font progressivement pénétrer le visiteur dans cet univers biologique et découvrir un peu de leur intimité.
Qui communique dans le monde animal, et pourquoi ?
De la libellule, chez qui la communication avec ses congénères se limite à la recherche d’un partenaire sexuel et à l’accouplement, au chimpanzé qui possède tout un répertoire de relations de groupe… la communication est une aptitude quasi-universelle.
C’est ce que nous dévoile le premier ilôt de l’exposition, essentiellement en images.
Dans cet espace, le visiteur s’initie également, au cours d’un exposé, aux méthodes et à la démarche scientifique des chercheurs en comportement animal.
Îlot en cours de réaménagement.
Les signaux sonores sont utilisés dans de nombreuses situations par des espèces variées.
Ils expriment par exemple l'alarme, la détresse ou la possession d'un territoire. Mais les plus beaux chants sont sans nul doute les chants d'amour.
Ainsi, le grillon mâle appelle la femelle par une stridulation particulière, différente du chant de cour ou du chant de combat. Les grillons Gryllus bimaculatus présentés dans l'espace consacré à la communication sonore sont "interviewés" en direct grâce à des microphones placés au sommet de leur terrarium.
Le visiteur enregistre les stridulations des grillons et détermine leur signification, en les comparant aux chants caractéristiques de l'espèce.
Les échanges tactiles ne sont pas les plus répandus. Pourtant un coup de corne, un coup de langue, un attouchement d’antennes sont autant de signaux de communication.
La communication tactile intervient dans les relations individuelles entre animaux d'une même espèce. Elle remplit des fonctions comme la préparation des partenaires à l'accouplement, les échanges entre parents et petits ou entre les membres d'un groupe.
Certaines espèces utilisent le support sur lequel elles vivent comme moyen de transmission de l’information. On parle alors de communication tactile à distance. C’est le cas des araignées sociales. Une colonie d’Anelosimus eximius de plusieurs centaines d’individus, installés sur leur toile commune, illustre cette variante de la communication tactile classique, appelée aussi communication vibratoire.
Au cours d’une présentation commentée par un médiateur, le public peut observer, filmés en gros plan grâce à une caméra, l'attaque d'une proie ou son transport coordonnés par des échanges vibratoires entre les araignées.
Connu depuis une cinquantaine d’années, le phénomène d’émission et de perception électriques par des poissons concerne environ 300 espèces dans le monde.
Deux d’entre elles sont présentées dans des aquariums et leurs décharges sont enregistrées au cours d’un exposé. Ces décharges, très faibles et inoffensives, leur permettent de s'orienter par rapport aux obstacles et de communiquer avec leurs congénères.
En parallèle, une "fresque" évoque d’autres animaux capables soit d’émettre, soit de percevoir l’électricité. Ainsi, certaines espèces de poissons possèdent de puissants organes émetteurs leur permettant de paralyser leurs proies ou leurs adversaires. D'autres sont pourvues d'une sensibilité électrique jouant un rôle dans la détection d’obstacles, de proies ou de congénères.
La communication chimique est à la fois la première apparue dans le règne animal et la seule universellement répandue. C’est aussi l’une des plus étudiées.
Plusieurs espèces de fourmis illustrent ce mode de communication.
Placées dans une petite boîte sous un microscope, des fourmis « des trottoirs » Lasius niger vacquent à leurs occupations sous l’œil attentif du visiteur. Celui-ci peut observer la reine et les ouvrières de la colonie, leurs contacts antennaires, leurs échanges trophallactiques (échanges de nourriture), les soins prodigués aux œufs et aux larves...
Un peu plus loin, installées dans des fourmilières de verre, les Harpegnathos saltator, des fourmis indiennes, les Acromyrmex octospinosus, qui viennent d’Amérique du Sud, les Cataglyphis cursor, des fourmis françaises, et d’autres offrent au visiteur le spectacle diversifié et étonnant de leurs modes de vie et de leurs comportements.
Un exposé quotidien décrit la communication chez plusieurs espèces ainsi que leur vie sociale.
Cet espace développe les connaissances actuelles sur l'apprentissage.
On sait aujourd’hui que l'apprentissage est, à des degrés divers, l'apanage de la quasi-totalité des espèces animales. Mais quelles sont leurs aptitudes en la matière ? Et qu’apprennent les animaux ?
Une série de panneaux, de dispositifs interactifs et de jeux informatiques permet de découvrir les capacités des animaux dans les domaines de l'apprentissage et de la mémoire ou encore de tester ses propres performances.
Et en parcourant cet espace et au cours des exposés proposés à l’Ecole des rats, le visiteur discernera, sous la diversité des comportements animaux, des aptitudes communes à l'ensemble du monde animal, homme compris.
De l'anatomie humaine à la génétique moléculaire, tous les grands thèmes de la biologie de l'Homme sont présentés dans une vaste exposition permanente. Maquettes animées interactives, appareils médicaux, vidéos, jeux de questions-réponses sur micro-ordinateurs et plus traditionnels panneaux explicatifs, sont autant de supports de présentation extrêmement riches d'informations.
Cet espace comprend par ailleurs deux stands de démonstration, où des biologistes présentent plusieurs séances d'animation d'une durée de quarante-cinq minutes.
La salle de biologie humaine s’ouvre sur l’Homme de verre, une maquette grandeur nature et en transparence d’un être humain pour se faire une idée précise de la position des différents organes.
D’autres thèmes de la biologie humaine, tels que les hormones et leurs récepteurs ou encore l’homéostasie, sont également abordés dans cette salle.
Des appareils en libre service permettent, par ailleurs, au visiteur de mesurer sa tension artérielle ou d’effectuer un électrocardiogramme.
Toujours dans cet espace, un stand est consacré aux actualités de la recherche dans le domaine de la biologie et des neurosciences en partenariat avec les magazines « Pour la Science » et « Cerveau & Psycho ».
Enfin, des médiateurs scientifiques biologistes proposent, tous les jours, des exposés sur le cœur (« Les signaux électriques de l’organisme : électrocardiogramme»), l’hérédité (« La loterie de l’hérédité »), les grippes (« Les grippes ») (voir horaires et descriptifs des séances).