Ce dernier article(1) consacré à la dérive des continents et aux reconstructions
paléogéographiques qu’elle implique vous propose de remonter au premier supercontinent identifié avec certitude, Rodinia, formé il y a un milliard d’années. Nous en profiterons alors pour analyser la cyclicité de ces continents géants qui ponctuent l’histoire de la tectonique des plaques.
(1) Deux articles du même auteur ont été publiés précédemment dans Découverte : « La Terre il y a 70 millions d’années » (n° 358, septembre-octobre 2008) et « La Terre il y a 300 millions d’années » (n° 362, mai-juin 2009)
La science des exoplanètes est un domaine en évolution extrêmement rapide. chaque mois apporte son lot de découvertes plus ou moins sensationnelles, faisant parfois la une des journaux, avec le plus souvent des titres accrocheurs (et vendeurs) tels « un mini-système solaire découvert ! » ou « une autre terre habitable surgit de l’univers ! », pour ne citer que les plus spectaculaires. Mais même en mettant de côté l’inévitable exagération médiatique, force est de reconnaître que la période actuelle est riche en découvertes importantes. Il est bien loin le temps où chaque exoplanète était un « Jupiter chaud », et le bestiaire exoplanétaire est aujourd’hui très diversifié. des « neptunes chauds » et même des « super- terres » ont été détectés, et la première « exo-terre » semble être maintenant à notre portée.
En 1851, Eugène Chevreul (1786-1889), alors directeur des teintures à la manufacture nationale des Gobelins, écrivait dans Les tapisseries et les tapis des Manufactures nationales : « L’art de teindre consiste à imprégner , aussi profondément que possible, le ligneux, la soie, la laine et la peau, de matières colorantes qui y restent fixées mécaniquement, par affinité chimique, ou enfin à la fois par affinité et mécaniquement. » Ainsi, pour mieux appréhender ce qu’est le processus de teinture, il est nécessaire de s’intéresser aux différentes familles de colorants et de fibres textiles. Cela nous permettra de comprendre comment est réalisée la teinture des écheveaux de laine à l’atelier de la manufacture nationale des Gobelins, où cet art est pratiqué depuis longtemps avec un savoir-faire éprouvé.
Depuis Jean de La Fontaine (1621-1695), les fourmis sont utilisées comme symbole d'un travail intense, et de nombreuses expressions populaires recourent à ces insectes pour illustrer une activité incessante. Cette réputation d'infatigables travailleuses n'est cependant pas fondée, les colonies de fourmis comprenant une proportion significative d'ouvrières inactives. Comment l'expliquer ?
Lors du dernier salon des Jeux mathématiques organisé par le CIJM*, un sympathique visiteur nous a proposé le casse-tête suivant : un cube de bois est percé de part en part au centre de chaque face, de sorte que tous les petits tunnels se rencontrent au centre du cube. La question est la suivante : combien y a-t-il de trous ?
Les questions de société dans lesquelles la science est impliquée se multiplient. La question des ondes électromagnétiques émises par les antennes de téléphonie mobile est examinée ici. Ce sujet a récemment fait l’objet de nombreuses discussions relayées par les médias. Il illustre l’utilité de revenir aux sources des éléments scientifiques en jeu, et d’évaluer leur pertinence au regard des critères de la production scientifique.
La revue Découverte a organisé un débat entre un physicien, Étienne Klein, et un romancier, Maurice Mourier, sur ce qui distingue mais aussi ce qui peut éventuellement rapprocher leurs domaines respectifs. Voici la transcription de la première partie de cette confrontation. Les deux autres seront publiées dans des numéros ultérieurs de la revue Découverte.
Ils reviennent, plus « high-tech » et plus affamés que jamais. Et pour accompagner l’engouement du public pour ces animaux fantasmagoriques, notre équipe prépare des compléments scientifiques. Cette fois, nous mettrons les plantes en valeur. Saviez-vous que certains dinosaures se régalaient de magnolias ?
La Grande Galerie de l’évolution (GGE) a 15 ans, bel anniversaire en conjonction avec l’année Darwin ! Ouverte en juin 1994, la GGE a pour mission scientifique d’exposer la diversité des espèces actuelles et d’expliquer cette diversité à partir de l’évolution du vivant au fil du temps. Sur quatre niveaux superposés, on découvre les milieux marin puis terrestre, les processus de l’évolution et, intercalé dans ces connaissances sur la nature, l’impact de l’Homme sur la biodiversité.
La compréhension des interactions spécifiques entre colorants et supports n’a pas conduit seulement à l’amélioration des processus de teinture des fibres textiles*, mais également au développement d’une science à part entière : la chimiothérapie.
* Voir le tableau sur les fibres textiles dans l’article La teinture, l’art de combiner colorants et fibres, p. 32.