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Têtière de la revue découverte LA REVUE DU PALAIS DE LA DÉCOUVERTE
N° 375 - Juillet-Aout 2011
PHYSIQUE \ ASTRONOMIE
Une molécule qui joue à la bascule

Le Centre d'élaboration des matériaux et d'études structurales (CEMES) de Toulouse (CNRS) étudie un nano-interrupteur. La bisdibenzoylméthanato- cuivre, une molécule cuivrée, est plane et carrée dans son état normal. Avec un microscope à effet tunnel, il est possible de l'observer, mais aussi de lui injecter un électron. Aussitôt elle change de forme et devient pyramidale. En lui retirant l'électron, elle redevient plane et carrée…
Ce changement de géométrie peut ainsi constituer un interrupteur.
Il peut aussi être vu comme un système d'encodage binaire, une unité de mémoire élémentaire, où les deux états de la molécule correspondent au 0 et au 1 d'un bit d'information. Par ailleurs, en contrôlant la charge du transfert d'électrons, la molécule peut aussi devenir un composant d'une nanomachine comme un moteur pas à pas, lequel transforme une impulsion électrique en mouvement angulaire. Un exemple de moteur pas à pas est celui qui équipe les imprimantes à jet d'encre et assure le positionnement précis de la tête d'impression en fonction de l'avancement du papier.

Pour en savoir plus :
http://www.cemes.fr/index.php?option=com_flexicontent&view=items&cid=74&id=230:quand-une-molecule-joue-a-la-bascule&Itemid=201
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2195.htm

HUBERT DESRUES

N° 375 - Juillet-Aout 2011
PHYSIQUE \ ASTRONOMIE
La Station spatiale internationale à la recherche de la matière noire

Pour son dernier voyage, la navette spatiale Endeavour a rejoint la Station spatiale internationale (ISS) avec, à son bord, un instrument européen destiné à déceler les empreintes cosmiques laissées dans l'Univers par l'antimatière et la matière noire. Rappelons brièvement le double problème posé aux physiciens. Il est vraisemblable qu'au moment de la formation de l'Univers matière et antimatière se sont formées en quantités égales. Or cette dernière semble avoir disparu. De son côté, la matière noire, indispensable selon la théorie à la formation et à la cohésion des galaxies, doit représenter environ 90 % de la masse de l'Univers. Pourtant, elle n'a jamais pu être détectée directement. L'instrument installé aujourd'hui sur l'ISS est un spectromètre magnétique baptisé Alpha AMS-02. Doté d'un aimant géant de 1,2 tonne capable de générer un champ magnétique 4 000 fois supérieur à celui de la Terre, l'engin analyse les rayons cosmiques de haute énergie à la recherche d'antimatière et de matière noire. Ces observations vont compléter celles de deux observatoires spatiaux de l'ESA, Planck, qui mesure la part de la masse invisible dans l'Univers, et Herschel qui surveille notamment ses effets sur les jeunes galaxies.

Pour en savoir plus :
http://www.esa.int/esaCP/SEM7SWLSNNG_France_0.html

H. D.

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N° 375 - Juillet-Aout 2011
PHYSIQUE \ ASTRONOMIE
ITER, un défi de précision

Parmi les voies explorées pour produire de l'énergie dans le futur, les scientifiques cherchent à reproduire sur Terre les réactions à l'oeuvre au sein des étoiles qui, par fusion nucléaire, consomment leur hydrogène et produisent de l'hélium. Cette réaction est génératrice d'une grande quantité de chaleur qui peut être utilisée pour fabriquer de l'électricité. Actuellement un projet international, ITER, est en construction à Cadarache, en France. Le réacteur d'ITER est un outil scientifique d'étude, avant un éventuel développement industriel. Il fait suite aux nombreuses machines expérimentales de type tokamak construites depuis les années 1960 dans plusieurs pays. Pour obtenir une réaction de fusion, il faut être capable de chauffer la matière, un mélange de deutérium et de tritium (deux formes d'hydrogène), à une température de plusieurs centaines de millions de degrés afin de la porter à l'état de plasma. Puis il faut maintenir la matière dans cet état sans qu'elle entre en contact avec les installations qui fondraient immédiatement. La solution consiste à contenir le plasma avec des champs magnétiques. Sa forme et sa position devront être contrôlées au millimètre près. Pour les chercheurs, ce défi passe par la mesure en continu, et à distance, d'un courant de 15 millions d'ampères à l'aide de capteurs de grande précision. Une équipe de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, en collaboration avec le CEA français et le CNR (Consiglio nazionale delle ricerche) italien, vient de tester avec succès les deux capteurs qui prendront place sur ITER pour connaître et ajuster la forme et la position du plasma.

Pour en savoir plus :
http://actu.epfl.ch/news/des-capteurs-ouvrent-la-voie-pour-dompter-l-energi/

H. D.

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N° 375 - Juillet-Août 2011
PHYSIQUE \ ASTRONOMIE
Tempête sur Saturne

Depuis le début du printemps, une énorme tempête sévit sur Saturne. Débutée dans l'hémisphère nord, elle s'étend maintenant à la planète entière. Son noyau s'est rapidement creusé pour former un gouffre obscur de 5 000 kilomètres de diamètre. Généralement stable, la haute stratosphère de la planète est agitée par de gigantesques panaches gazeux qui brillent dans l'infrarouge, révélant une forte élévation de la température. Le phénomène est observé par la sonde Cassini de la NASA et depuis l'Observatoire européen austral (ESO) au Chili. Dès décembre 2010, Cassini avait détecté les premières perturbations. Depuis 1876, six tempêtes de ce type ont été enregistrées, la dernière en 1990. Celle de 2011 bénéficie pour la première fois d'une observation rapprochée par une sonde spatiale. Une telle tempête a bien sûr des effets majeurs sur l'atmosphère de Saturne : modification des vents, transport d'énergie et de matière sur de grandes distances, formation de vortex géants. La violence du phénomène est telle qu'elle provoque des changements dans la composition des couches au plus profond de l'atmosphère de la planète.

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/mission_pages/cassini/whycassini/cassini20110519.html

H. D.

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N° 375 - Juillet-Août 2011
PHYSIQUE
Nanoperforation explosive

Domaine du très petit, le monde nanométrique est riche en défis technologiques gigantesques. C'est ainsi que la fabrication de nanocanaux de quelques centaines de nanomètres (10-9 m) sur une profondeur de plusieurs micromètres (10-6 m) constitue un réel défi auquel se confrontent aujourd'hui de nombreux laboratoires. Les chercheurs du CNRS FEMTO-ST de Franche-Comté ont utilisé un laser femtoseconde (10-15 s) produisant des faisceaux particuliers, semblables à une microaiguille très longue et fine. En régime ultra-bref , ces faisceaux se propagent de manière très stable dans la matière. En une seule impulsion, ils permettent de générer dans du verre, par exemple, un canal de moins de un micromètre de diamètre dont la profondeur est 100 fois son diamètre. Transposé à une autre échelle, cet exploit correspondrait à percer un tunnel de 10 mètres de diamètre sur une longueur de un kilomètre avec une seule charge explosive ! De tels nanocanaux trouvent leurs applications dans de nombreux domaines allant de l'analyse rapide de l'ADN à la fabrication de composants optoélectroniques utilisés pour les télécommunications par fibres optiques.

Pour en savoir plus :
http://www.cnrs.fr/insis/recherche/faits-marquants/2011/Nano-usinage.htm

ROMAIN ATTAL

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N° 375 - Juillet-Août 2011
PHYSIQUE
LHC, la course aux records se poursuit

Le plus grand accélérateur de particules au monde, le LHC (Large Hadron Collider) a atteint le 23 mai 2011 la frontière symbolique des 100 millions de collisions par seconde. Soit un décuplement de sa précédente capacité. Pour ce qui concerne l'expérience principale menée actuellement sur la machine, il s'agit de recréer les conditions d'énergie des premières fractions de secondes qui suivirent le Big Bang il y a 13,7 milliards d'années. Actuellement, le LHC est clairement lancé à la recherche du boson de Higgs, cette particule pour l'instant théorique qui donnerait leur masse à toutes les autres. Si ce fameux boson existe, il pourrait être trouvé dès cet été. Au rythme des mille milliards de collisions produites quotidiennement, il serait même possible d'en détecter un par jour. Si finalement le Higgs n'existait pas, selon les responsables de l'expérience il faudrait alors attendre fin 2012 pour pouvoir se prononcer. « Si on ne le trouve pas tel qu'on l'attend, ça voudra dire que la théorie des particules élémentaires n'est pas la bonne » affirme Michel Spiro, président du CERN.

Pour en savoir plus :
http://www.maxisciences.com/lhc/lhc-unnouveau-record-de-collisions-atteint_art14791.html

ROMAIN ATTAL

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N° 375 - Juillet-Août 2011
BIOLOGIE
Le moteur des bactéries

De nombreuses bactéries sont capables de se déplacer sur des surfaces solides, et ce, sans organes de locomotion et sans déformation de leur enveloppe. Actuellement inexpliquée, cette capacité à effectuer des mouvements, ou motilité, vient d'être étudiée par des chercheurs du Laboratoire de chimie bactérienne du CNRS et de l'université de Princeton aux États-Unis. L'apparition récente de techniques de biologie cellulaire performantes a permis de reconsidérer notre approche des bactéries. Traditionnellement perçues comme de simples « petits sacs » sans réelle organisation, ces dernières apparaissent aujourd'hui comme hautement organisées, bâties autour d'un cytosquelette complexe où l'on retrouve des protéines présentes dans tout le règne animal comme l'actine qui intervient dans les mouvements cellulaires. Les chercheurs ont étudié la bactérie modèle Myxococcus xanthus et ont identifié un moteur moléculaire qui fournit l'énergie nécessaire au processus de motilité. Localisé dans la membrane interne de la bactérie, ce moteur constitue un canal à proton qui utilise la force proton-motrice, ou énergie produite par le transfert de protons à travers une membrane, pour initier la motilité du corps cellulaire de la bactérie. Malgré cette découverte, de nombreuses questions restent sans réponse et notamment le processus de transmission du travail produit par le moteur à la surface cellulaire.

Pour en savoir plus :
http://www.cnrs.fr/insb/recherche/parutions/articles2011/t-mignot.htm

H. D.

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N° 375 - Juillet-Août 2011
BIOLOGIE
La rétine élargit son rôle

Aujourd'hui il est admis que la rétine effectue un traitement des informations qu'elle transmet au cerveau. Une équipe franco-suisse vient d'élargir le champ de ce traitement en identifiant des neurones d'un nouveau type fonctionnel sur la rétine de la souris. Ces neurones sont activés si un objet en mouvement s'approche de l'animal, mais restent inactifs si le mouvement est latéral ou en retrait. On comprend l'intérêt de ce traitement de l'information pour un animal qui doit détecter à temps tout prédateur éventuel. En isolant le neurone concerné, les chercheurs se sont aperçus qu'il utilisait un circuit neuronal rapide qui inhibe toute réponse à un mouvement qui n'est pas d'approche. Or ils ont constaté que ce chemin neuronal était déjà connu pour intervenir dans la vision nocturne alors qu'il est question ici de vision diurne. Bel exemple d'adaptation, au fil de l'évolution, d'un même circuit neuronal pour intervenir dans des fonctions différentes selon les conditions.

Pour en savoir plus :
http://www.lps.ens.fr/Detection-visuelle-de-nouveaux

H. D.

N° 375 - Juillet-Août 2011
BIOLOGIE \ CHIMIE
Le goût du sel

Consommé de manière excessive, le sel, ou chlorure de sodium, est un danger pour la santé. Il participe du développement des maladies cardiovasculaires. L'Organisation mondiale de la santé conseille de ne pas en consommer plus de 5 grammes par jour. Pour l'industrie agro-alimentaire, respecter cette recommandation n'est pas si simple. Le sel en effet est un conservateur mais il intervient aussi dans le goût des produits et oriente le choix du consommateur. Les scientifiques de l'INRA et d'AgroParisTech ont centré leur attention sur ce deuxième aspect en cherchant à comprendre les mécanismes de la libération et de la perception du sel en bouche. En travaillant sur des produits laitiers gélifiés avec des dégustateurs, ils ont constaté que l'aire de contact entre le produit alimentaire et la salive intervenait dans la perception du goût salé. Or, cette surface dépend de deux choses : l'aptitude de l'aliment à se fragmenter et l'efficacité masticatoire du consommateur. Il devient ainsi possible d'élaborer un modèle permettant l'adaptation des produits alimentaires à des types de consommateurs en jouant sur leur capacité à se fragmenter. Au final, ce procédé permet de réduire la teneur en sel des aliments tout en conservant l'impression de goût salé.

Pour en savoir plus :
http://www.inra.fr/presse/comprendre_le_gout_sale_en_bouche

H. D.

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N° 375 - Juillet-Août 2011
BIOLOGIE \ CHIMIE
Les abeilles adaptent leur vitesse pour éviter les obstacles

Si l'Homme était doté du même système de contrôle de sa vitesse que les abeilles, les problèmes de sécurité routière se poseraient en d'autres termes… Les bioroboticiens de l'Institut des sciences du mouvement (CNRS, université d'Aix-Marseille) viennent de montrer que ces insectes étaient équipés d'un système de contrôle automatique de leur vitesse qui repose sur les capacités de leurs yeux et sur un réseau de cent mille à un million de neurones. L'abeille est dotée d'une vision dorsale qui lui permet de voir au-dessus de sa tête. Quand elle vole, son environnement défile d'avant en arrière, créant un flux optique déterminé par le rapport entre la vitesse et les distances aux surfaces perçues. En plaçant les abeilles dans une chambre de vol aux formes complexes avec des passages plus ou moins étroits, les chercheurs ont observé que les butineuses adaptent leur vitesse à l'encombrement de leur champ visuel. Ainsi, elles ralentissent dès que le tunnel se rétrécit en fonction de leur distance aux obstacles. Les scientifiques pensent que cet insecte est doté de régulateurs qui maintiennent les flux optiques à des valeurs constantes. En somme, un régulateur automatique de vitesse « instinctif », non débrayable ! Les débouchés d'une telle recherche ne concernent pas l'Homme, hélas ou heureusement doté de son libre arbitre, mais l'aéronautique et l'adaptation de la vitesse des avions dans des environnements critiques.

Pour en savoir plus :
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2181.htm

H. D.

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N° 375 - Juillet-Août 2011
PALÉONTOLOGIE \ MÉDECINE
Des Néandertaliens près du cercle polaire ?

L'homme de Néandertal et principalement les circonstances et la datation de sa disparition semblent ne pas quitter les préoccupations des paléontologues. Actuellement, une équipe du CNRS en collaboration avec des chercheurs norvégiens et russes s'intéresse à des ossements de mammouths et de rennes découverts sur le site de Byzovaya situé dans l'Oural polaire, au nord de la Russie. Or, ces os présentent à leur surface des modifications attribuables à des activités de boucherie caractéristiques de chasseurs du Moustérien. La culture moustérienne est caractérisée par ses outils dits sur éclats. Il s'agit d'une taille de bifaces bien particulière que l'on nomme aussi taille Levallois car décrite pour la première fois sur le site de Levallois en région parisienne. Principalement oeuvre des Néandertaliens sur le territoire eurasien, ces outils ont aussi été utilisés par Homo sapiens au Proche-Orient. Une datation du site de Byzovaya montre qu'il aurait été occupé une seule fois il y a 28 500 ans, soit à une époque où la présence avérée de l'homme de Néandertal se perd, pour l'instant, dans la grotte de Gohram à Gibraltar (-28 000 ans). Outre le fait qu'aucune société moustérienne n'a encore été observée si près du cercle polaire, Byzovaya soulève de nombreuses questions : de petites poches de Néandertaliens auraient-elles vécues tardivement dans cette région ? Ou bien la culture moustérienne aurait-elle été portée à ces latitudes par des Homo sapiens ? Si cette dernière hypothèse est exacte, les théories expliquant la disparition de l'homme de Néandertal par l'archaïsme de sa technologie comparée à celle d'Homo sapiens doivent être reconsidérées.

Pour en savoir plus :
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2180.htm

H. D.

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N° 375 - Juillet-Août 2011
PALÉONTOLOGIE \ MÉDECINE
Un médicament contre les mauvais souvenirs

Nous pensons que bons ou mauvais, nos souvenirs ne peuvent être modifiés. Une étude réalisée à l'université de Montréal met en doute cette affirmation. 33 Hommes ont dû apprendre une histoire constituée d'événements neutres et négatifs. Trois jours plus tard, ils ont été répartis en trois groupes. Ceux du premier groupe ont reçu une injection d'un médicament (non produit commercialement) qui réduit le taux de cortisol, une hormone associée au stress. Pour les membres du deuxième groupe, la dose de médicament a été doublée, alors que ceux du troisième groupe n'avaient droit qu'à un placebo. Quatre jours plus tard, les chercheurs ont évalué la performance de mémoire de tous les participants. Ceux qui avaient reçu double dose de médicament avaient du mal à se rappeler les événements négatifs de l'histoire. Le plus étonnant reste qu'une fois les niveaux de cortisol revenus à leur point de départ, la perte de mémoire relative aux événements négatifs était toujours présente ! Pour les chercheurs montréalais : « Cette découverte pourrait aider certaines personnes en leur offrant l'occasion, pendant une thérapie, d'atténuer certains aspects de leurs souvenirs négatifs. »

Pour en savoir plus :
http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20110526-un-medicament-pour-attenuer-les-mauvais-souvenirs.html

H. D.

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La science vivante au cœur de Paris
Palais de la découverte - Avenue Franklin Delano Roosevelt - 75008 Paris - Tél : 33 (0)1 56 43 20 20
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