
Le cheveu est utilisé comme indice par la police depuis des décennies. Il peut "parler" longtemps après la mort de son propriétaire. Depuis quelques années, toxicologues et médecins légistes développent des techniques pour rechercher la trace de consommation de substances, licites ou non. Faire "parler" un cheveu recourt à plusieurs techniques : analyse visuelle, analyse chimique, étude de l'ADN mitochondrial.


Chaque cheveu "vit sa vie" : il pousse (phase anagène), puis reste inactif (phase catagène), et enfin tombe (phase télogène)... remplacé par le suivant, et cela théoriquement 25 fois de suite.


Chaque cheveu "vit sa vie" : il pousse pendant 3 à 5 ans en moyenne, puis reste inactif pendant 1 mois, pour tomber 3 à 4 mois plus tard. Sachant que le cheveu pousse environ 1 à 1,5 cm par mois, il est rare de voir des cheveux de plus de 90 cm de long. Et pourtant, le record du monde est de 4,2m de long, c'est-à-dire que, en théorie, la pointe de chaque cheveu a déjà vu passer 75 années !


Regardez pousser en accéléré 1 cm² de cheveux ! c'est la grande première que vous propose l'exposition. Pour réaliser ce film, on a rasé 1cm² de cuir chevelu à 3 personnes ayant respectivement des cheveux frisés, raides et crépus. Puis pendant 9 jours, une image a été prise toutes les deux heures. Au final, chaque séquence d'une minute permet de constater que les cheveux croissent à des vitesses différentes, certains poussent, d'autres sont en phase de repos, certains cheveux sont fins et d'autres épais...


Pour en savoir plus sur la façon dont les scientifiques étudient les cheveux et les produits de traitement, l'exposition vous présente des films sur les machines utilisées : - "la machine à shampooing" pour contrôler la tenue aux shampooings d'une coloration, - "le simulateur de lumière" pour étudier les effets néfastes du soleil et des intempéries sur des cheveux traités par une coloration. Le test dure 40 heures, ce qui équivaut à une exposition à la lumière naturelle pendant 2 semaines, - "la perruque mobile" qui évalue la tenue au mouvement d'un produit de coiffage... En complément des films, le visiteur peut découvrir le fonctionnement d'un "pendule de souplesse", utilisé dans le laboratoire de métrologie capillaire de L'Oréal. Ce pendule mesure la souplesse du cheveu après l'application d'un produit cosmétique. Pour cela, on compte le nombre total des oscillations : plus le cheveu est souple, moins il freine le pendule et plus le nombre d'oscillations est important.


Dans un flacon de shampoing, il y a aussi une part de recherche fondamentale. Les laboratoires de L'Oréal ont consacré près de dix années de travaux à la mise au point d'une molécule de synthèse, le "Céramide R".


Saviez-vous que les eunuques n'étaient jamais chauves ? Parce que la calvitie est une question d'hormones. Voici, avec cette série de dessins de Jean-Vincent Sénac — inspirés de la classification du scientifique James Hamilton — un avant-goût de ce que vous découvrirez à l'exposition. La chute des cheveux n'est pas une maladie, mais un phénomène très fréquemment observé chez l'homme… On pourrait presque dire un caractère sexuel secondaire ! On l'appelle alopécie androgénétique, car elle combine des causes génétiques et hormonales.


Théoriquement, toutes les couleurs sont possibles pour les cheveux... Découvrez une trentaine de mèches de couleurs naturelles et artificielles est présentée sur une table lumineuse.


Les propriétés du cheveu dépendent en grande partie de sa géométrie. La forme varie en fonction de la section : le cheveu raide est cylindrique, le cheveu frisé ovale et le cheveu crépu aplati. Observez ces différentes formes. Ces maquettes ont été réalisées grâce à une machine de prototypage rapide à partir des données numériques relevées sur trois cheveux par le laboratoire de métrologie de L'Oréal.


Ce film, réalisé par la Cité des Sciences et L'Oréal, permet au visiteur de comprendre les réactions chimiques à l'œuvre dans la coloration du cheveu. Lors d'une coloration permanente, appelée coloration "d'oxydation", l'ammoniaque fait gonfler la fibre, facilitant ainsi la pénétration d'un mélange de produits colorants et oxydants, qui vont décolorer le cheveu en éliminant partiellement ou totalement les mélanines naturelles, puis les recolorer. Le film est sous-titré pour les mal-entendants.


À l'aide du microscope vous pourrez comparer un cheveu pigmenté, un cheveu gris et un cheveu blanc agrandis 1000 fois. Dans le cheveu blanc, mélanocytes et mélanine ont complètement disparu.


Devant vous, un microscope otique qui grossit 400 fois, relayé par une caméra et un moniteur, vous permet d'observer la relation qui existe entre la forme de la section du cheveu et sa forme. Le cheveu à l'état naturel conserve toujours la forme qu'il a reçue à l'origine. Elle est déterminée par la forme intrinsèque du follicule, cette usine biologique située à 4 mm sous la peau. Ainsi vous pouvez observer ici que le follicule asiatique cylindrique donne un cheveu à section ronde (cheveu raide) ; le follicule africain incurvé donne un cheveu à section ovale (cheveu crépu) ; et le follicule indo-européen (caucasien), de forme intermédiaire, forme un cheveu ondulé.


La permanente agit de façon durable car toutes les liaisons chimiques sont modifiées (hydrogènes et di-sulfurées) ; tandis que le brushing n'agit que sur les liaisons hydrogènes, ce qui explique que cette déformation est temporaire et qu'un simple coup d'eau l'annule. Un film d'environ 2 minutes et demi film est accessible aux malentendants.


Devant vous, 4 colonnes lumineuses d'1,70m de haut, abritent des photos prises au microscope électronique à balayage. Ces colonnes sont coupées en deux dans le sens de la longueur : le côté plat montre l'intérieur du cheveu ; le côté rond, en montre l'extérieur. De quoi s'agit-il ? De comparer la structure d'un cheveu humain à celle d'un poil de vison, d'astrakan et de ragondin. Les poils et les cheveux ne sont pas si éloignés. Ils ont une fonction protectrice, les animaux sont dotés par leur toison d'une « couverture isotherme » naturelle. Vous pouvez voir, mais aussi toucher. En effet, sur chaque colonne, est installé un échantillon du poil ou du cheveu concerné. Chacun peut ainsi s'amuser à les caresser et noter que plus les écailles du poil sont régulières, plus le poil est doux ; plus sa moelle est aérée, plus il est souple.


Devant une maquette d'un mètre de diamètre, représentant la partie visible du cheveu ("la tige"), grossi 10 000 fois, le visiteur découvre comment les cellules du cheveu sont organisées : à l'extérieur, des écailles de kératine imbriquées comme les tuiles d'un toit donnent au cheveu sa solidité et sa résistance. A l'intérieur, des cellules, elles aussi emplies de kératine, forment le cortex qui entoure la partie centrale : la moelle. Cette structure donne au cheveu toutes ses propriétés mécaniques.


La racine est la partie vivante du cheveu : c'est ici que les cellules se développent pour donner la tige. Cette partie est complexe : elle est composé d'un follicule (collet + gaine épithéliale + bulbe + papille) et d'éléments divers (glandes sébacées + sac fibreux + muscle horripilateur + nerfs...).


Ici, le visiteur est invité à observer dans trois vitrines, des poids, du plus léger au plus lourd, attachés à des mèches de cheveux des plus fines aux plus épaisses : 100 g portés par cinq cheveux, jusqu’à 30 kg portés par 2000 cheveux. Vous pouvez soupeser le poids intermédiaire de 3 kg. Il faut dire que la solidité mécanique d’un cheveu est comparable à celle d’un fil d’aluminium !


Chacun peut observer ses propres cheveux grossis 1000 fois. Retransmise sur écran pour être visionnée à plusieurs, l’image permet de distinguer parfaitement l’état de surface du cheveu (est-il brillant, lisse ? y a-t-il des fourches ?), les différences de diamètre, de couleur d’un cheveu à l’autre, et repérer les traces de produits : gel, laque... Des commentaires sonores et des images de références (blanc, crépus, bien coupés, etc.) aident à interpréter l’image.


Projeté au sol de façon circulaire, ce film réalisé avec des photos réelles, vous fait découvrir l’infiniment petit du cheveu, en un zoom de 3 minutes qui s’arrête aux frontières de sa structure moléculaire (grossissement un million de fois).


Le cheveu est objet de recherche : de nombreux outils scientifiques permettent de le décortiquer, pour en savoir toujours plus. Parmi ces outils, le microscope électronique à balayage donne aux scientifiques de nombreuses informations, et offre en plus aux néophytes des images spectaculaires : pointe de cheveu fourchu, cheveu dépourvu d’écailles, nœud de cheveu, cheveu à boule (anomalie génétique)...


Tortiller une mèche, loucher sur ses fourches, se réajuster devant une glace… nous avons tous nos tics et nos petites manies. Vous reconnaitrez-vous dans l’une des photos de l‘exposition ?


Grâce à ce jeu multimédia, vous allez pouvoir changer de tête sans risque ! Asseyez-vous confortablement, laissez vous prendre en photo… et changer de coiffure. Laquelle choisirez-vous : une coiffure historique, une coiffure du monde ou une coiffure d’aujourd’hui ? Dès que votre nouvelle tête vous plaira, vous pourrez l’imprimer.


L’artiste Charlie Le Mindu a créé, spécialement pour l’exposition, six magnifiques coiffures que vous ne pourrez voir qu’ici. Laquelle préférerez-vous ?

Dans une petite salle de projection, le visiteur peut découvrir un film d’une dizaine de minutes qui brosse un tableau des canons en vigueur selon les cultures et les époques. On y découvre à quel point la coiffure est un mode d’expression, révélateur d’un statut social, d’une appartenance à un clan, à une religion. On y observe nos préjugés, les valeurs associées à la longueur et à la couleur des cheveux, la mode qui suit l’air du temps…


Dans les années 50, la publicité pour le shampooing visait à éduquer un large public à l'hygiène et présentait le mode d'emploi d'un produit encore peu répandu en attirant l'attention sur un point :le faire mousser ! Ce film présente au visiteur 30 ans de publicité (1945-1975) : nostalgie et humour sont au rendez-vous.


Dans tous les pays du monde opèrent des professionnels de la coiffure - artisans et artistes. Les conditions de leurs interventions sont très diverses : de l'installation volante dans la rue à la modeste échoppe jusqu'au salon plus ou moins luxueux. Un voyage en images.


L'attention extrême portée aux cheveux se reflète évidemment dans des formes d'expression orales : chansons, poèmes, musiques… D’étranges perruques équipées de haut-parleurs permettent d’écouter une variation sur le cheveu, composée d’extraits de chansons, poèmes et opéras.


Voilà un jeu à faire à deux. Un des visiteurs a devant lui un dessin qui illustre une expression utilisant le mot cheveu (“Avoir un cheveu sur la langue”, “couper les cheveux en quatre”, “venir comme un cheveu sur la soupe”...), qu’il doit trouver. Celui qui est en face doit lui donner la bonne réponse. A chacun ensuite d’en donner des synonymes.


Saurez-vous faire la différence entre un vrai cheveu et un faux ? Rien de plus facile, tout est affaire d’écailles. Ici, en comparant deux mèches, l’une naturelle et l’autre synthétique, vous sentirez pour la première la présence d’écailles.


Bouclé, frisé, ondulé : comment être plus précis pour caractériser ces cheveux ? Les chercheurs de L’Oréal ont mis au point un outil de mesure pour définir le degré de frisure de chaque cheveu. En suivant les instructions pas à pas, vous pourrez mesurer votre propre degré de frisure si vous acceptez de vous arracher un cheveu. Un grand planisphère rassemble plus d’une centaine de mèches : si le cheveu raide est le plus souvent présent en Asie, le cheveu crépu en Afrique et le cheveu mixte en Amérique, il existe toujours des exceptions surprenantes.


Une série de 6 jeux permet de se pencher sur des cheveux abîmés puis réparés, des cheveux pigmentés puis décolorés, ou encore aux cheveux recouverts de laque ou de gel : chaque image est prise au microscope électronique à balayage, au microscope électronique à transmission, au microscope à force atomique ou à la loupe binoculaire. Même sans être expert, on y arrive !


C’est en utilisant la propriété physique du cheveu qui s’allonge et se raccourcit en fonction de l’humidité dans l’air, que certains hygromètres fonctionnent. L’exposition présente 2 appareils : le premier avec des cheveux, le second avec une fibre synthétique.


Texte et schéma apportent des explications précises sur l’origine de la forme du cheveu, qui est donnée par le follicule.


Certaines coiffures abîment-elles les cheveux ? Pourquoi a-t-on les cheveux gras ? Peut-on se faire pousser les cheveux indéfiniment ? Arracher un cheveu blanc en fait-il pousser dix ? Une vingtaine de questions de ce genre sont posées ici… Soulevez les volets pour lire les réponses.
Une borne multimédia développe, dans la salle des exposés, une véritable encyclopédie scientifique du cheveu pour satisfaire toutes les curiosités.


A l’aide de deux bornes multimédia, le visiteur peut endosser la panoplie d’un enquêteur qui, grâce aux informations fournies par des mèches de cheveux, récupère des indices, analyse les données recueillies et résout une énigme…
