« Le nord magnétique fonce à 55 km par an vers la Sibérie. » Cette annonce très médiatique doit-elle faire redouter une inversion du champ magnétique terrestre ? Un examen calme des données et un regard sur les sciences jeunes qui s’intéressent au noyau de la Terre devraient nous aider à répondre à cette question.
Le paradoxe des jumeaux est l’une des plus célèbres pierres d’achoppement de la théorie de la relativité d’Einstein. Semblant contredire l’idée de base selon laquelle les points de vue de différents observateurs doivent être symétriques, il met violemment en lumière les conditions mêmes de cette symétrie. Mais ce n’est qu’après avoir été résolu une première fois que ce paradoxe devient réellement intéressant, car il se repose à nouveau, plus puissant, dans un contexte élargi.
Les sols, qui mettent des milliers d’années à se former, constituent une ressource non renouvelable à l’échelle de temps d’une vie humaine. Or, ils sont pollués actuellement par de nombreux produits, liés à l’agriculture et à l’industrie. Le problème ne se limite pas au sol, dans la mesure où les particules toxiques peuvent se déplacer et entrer dans la chaîne alimentaire. On connaît en partie les dangers de ces pollutions pour la nature et pour l’Homme, mais des efforts doivent encore être fournis pour y faire face…
Dans le numéro précédent (Découverte n° 378, janvier-février 2012, p. 46-51), nous vous avons montré comment découper un carré en trois carrés identiques. Cette fois-ci, il s’agit de le diviser en cinq. À ce problème, le mathématicien Abu’l-Wafa’ proposa une solution d’une grande richesse, notamment parce qu’elle permet en fait de découper un carré en un nombre quelconque de carrés identiques ! De plus, Abu’l-Wafa’ utilisa sa dissection pour illustrer le fameux théorème de Pythagore. Elle méritait donc bien un article à part entière…
L’hiver dernier, le toit du Palais de la découverte a accueilli une antenne parabolique afin de capter un signal radio en provenance des régions les plus reculées de l’Univers observable, produit peu de temps après le Big Bang : le rayonnement fossile. Près de 50 ans après la découverte fortuite de ce rayonnement par Arno Penzias et Robert Wilson, des chercheurs du laboratoire AstroParticule et Cosmologie (APC) ont bricolé un récepteur avec du matériel amateur pour reproduire cette mesure mythique et décisive dans l’histoire des sciences. Retour sur les enjeux, le protocole et les résultats de l’expérience.
Après 10 ans de fermeture, le Muséum de Toulouse a rouvert ses portes au public en 2008. Il se veut résolument ancré dans le XXIe siècle, en s’efforçant d’amener ses visiteurs à prendre conscience des grandes questions de notre temps. Lieu de médiation entre recherche et public, il y parvient grâce au parcours de son exposition permanente et en faisant vivre ses abondantes collections d’histoires naturelles au fil d’expositions temporaires.
Lancée dans les airs, une pièce de monnaie équilibrée a une chance sur deux de tomber sur l’un de ses deux côtés, pile ou face. Qu’en est-il si l’on fait la même chose avec un aimant en néodyme en forme de pièce de monnaie ? La meilleure réponse à cette question est : cela dépend de l’endroit où se déroule l’expérience ! À Paris, au Palais de la découverte par exemple, l’aimant chute presque toujours sur la même face, pôle sud vers le haut. À Buenos Aires, en Argentine, c’est le contraire, le pôle nord pointe vers le haut.