Un acteur fait revivre une personnalité marquante des sciences à travers la lecture de quelques-uns de ses textes. Un chercheur réagit et les replace dans le contexte d’aujourd’hui.
Avec Fanny Cottençon, actrice, et Arnaud Hurel, préhistorien.
En 1880, la publication de la découverte de peintures au plafond de la grotte d'Altamira (Espagne) par l’archéologue Don Marcelino de Sautuola déclenche une guerre des opinions dans la communauté savante de l’époque. La majorité est convaincue que ces peintures sont des faux et aucun ne croit l'homme préhistorique capable de les avoir réalisées. Malgré la découverte en 1895 de nouvelles oeuvres dans les grottes du sudouest de la France, les préhistoriens, Emile Cartailhac en tête, demeurent sceptiques. Enfin, une nouvelle génération de préhistoriens menée par l'abbé Breuil, découvre, en 1901, les grottes de Font-de-Gaume et des Combarelles qui viennent étoffer la thèse d’un « art préhistorique ». Les résistances tombent. Le plus ardent opposant de l'art préhistorique, s’incline en publiant en 1902 une lettre désormais célèbre "Mea culpa d'un sceptique".
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