Au-delà des exposés traditionnels, le nouvel espace "Un chercheur, une manip" vous permet de pénétrer dans le monde secret des laboratoires et de leurs acteurs. Le principe est simple : inviter des scientifiques à présenter leurs travaux, leurs expériences et leurs établissements.
De place en place, à des jours définis, un chercheur se transporte au "Palais" et présente quelques-unes de ses expériences, choisies pour leur intérêt et leur côté spectaculaire. Les autres jours, le relais est pris par les médiateurs du Palais.
Véritable petit bout de laboratoire au sein de nos expositions, "Un chercheur, une manip" est une vraie rencontre avec la "science en train de se faire", et permet de découvrir la réalité des laboratoires.
Mais qu'est-ce qui sera le plus passionnant ? Examiner à loisir le matériel expérimental, rencontrer les phénomènes insoupçonnés qui seront le quotidien du monde de demain, ou faire un brin de causette avec leurs découvreurs ? A chacun de voir…
Du 16 décembre 2009 au 28 mars 2010
Avec la présence d'un chercheur (Helen North ou Susana Saez Aguayo de l'Inra) :
Animations par les médiateurs du Palais de la découverte la plupart des autres jours.
L’Institut national agronomique (Inra) travaille à améliorer la résistance des plantes à la sécheresse.
Les plantes cultivées sont fréquemment soumises au stress hydrique, l’eau du sol étant souvent en quantité limitée dans l’environnement. De tels déficits hydriques réduisent les rendements et affaiblissent la plante face aux infections par les pathogènes. Deux équipes de l’Institut Jean-Pierre Bourgin du site Inra de Versailles (Centre Inra de Versailles-Grignon ) étudient la réponse de la plante au déficit hydrique. La première s'intéresse aux différences de résistance au stress hydrique dans les populations naturelles, afin de comprendre les mécanismes impliqués. La seconde étudie l’acide abscissique (ABA), une hormone végétale impliquée dans la réponse à la déshydratation. Un des chercheurs de cette équipe, Helen North, est directement impliquée dans ce projet Un chercheur, une manip.
Il est important pour l'amélioration des plantes de bien comprendre les mécanismes impliquant l'ABA, car cette hormone joue un rôle régulateur dans de nombreux processus physiologiques. L’ABA est en particulier indispensable au bon fonctionnement des stomates (pores de l’épiderme des plantes vasculaires servant aux échanges gazeux), dont la fermeture permet à la plante de limiter sa perte d’eau. Ainsi, l’étude de mutants affectés dans la synthèse de l'ABA a mis en évidence leur incapacité à fermer leurs stomates en réponse au stress hydrique. Ces recherches, initiées chez le tabac (Nicotiana plumbaginifolia), sont poursuivies sur l'arabette des dames (Arabidopsis thaliana), plante modèle bien connue des laboratoires de biologie végétale. Ces mutants permettent notamment d'étudier les conséquences d’une transpiration excessive.
Que se passe-t-il chez une plante incapable de contrôler sa déperdition d’eau ? Les expériences présentées auront lieu une à deux fois par jour, pendant environ une heure. Elles montreront les effets de l’ouverture permanente des stomates chez le tabac. Les visiteurs assistant à la présentation pourront découvrir ou mieux comprendre aux travers d’expériences complémentaires comment l’eau circule dans la plante et l’effet de la perte en eau à l’échelle de la cellule.
Venez découvrir dans la serre d’ « un chercheur, une manip » quelles formes prennent les réponses adaptatives des plantes à la sécheresse. Les plantes utilisées lors des expériences sont présentées, ainsi que de nombreuses autres plantes illustrant diverses adaptations morphologiques et physiologiques particulières à la sécheresse seront mises en scène.
Une vidéo à découvrir sur le stand. Elle présente le thème de recherche abordé, le laboratoire et aussi des expériences complémentaires ne pouvant être réalisées dans l’espace « Un chercheur, une manip ». Elle sera projetée en permanence en dehors des temps d’expérimentation.
Des illustrations des fonctions et adaptations de la plante et les applications potentielles seront affichées.
L’Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB) en Bref
Créé en 2001 sur le site Inra de Versailles, l’IJPB regroupe plus de 300 personnes et constitue un pôle de recherche de dimension européenne dans le domaine de la biologie végétale. Ses recherches, fortement interdisciplinaires, s’articulent autour de 4 pôles thématiques :
- Structures cellulaires, Signalisation et Morphogenèse ;
- Adaptation des plantes à l'environnement ;
- Dynamique et expression des génomes ;
- Reproduction et graines.
Des découvertes majeures sont à porter au crédit des équipes de l’IJPB (voir les actualités 2008 et 2009 de l’IJPB).
L’IJPB est membre du réseau de biologie végétale de l’Île-de-France PLANTnet PARIS ) qui constitue le pôle thématique «Sciences et Productions Végétales» du pôle de recherche et d'enseignement supérieur UniverSud Paris.
Pour en savoir plus sur l’IJPB consulter sa plaquette en ligne .
L’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra) en bref
Premier institut de recherche agronomique en Europe, deuxième dans le monde, l'Inra mène des recherches finalisées pour une alimentation saine et de qualité, pour une agriculture compétitive et durable, et pour un environnement préservé et valorisé. C’est un institut de recherche finalisée, au cœur des enjeux de développement, de l'échelle locale à celle de la planète.
L’inra en chiffres c’est 8 400 hommes et femmes, dont près de 2000 chercheurs et autant de doctorants, répartis sur 20 centres régionaux. Plus de 500 chercheurs et étudiants étrangers sont accueillis chaque année à l’Inra.