Comme tout projet de rénovation d’ampleur, celui du Palais de la découverte peut susciter un ensemble d’interrogations.
Cette page questions - réponses est à votre disposition. Elle est mise à jour au fur et à mesure de l’avancée du projet.

 

  • Pourquoi vouloir rénover le Palais ?

Installé depuis sa création en 1937 dans le Palais d’Antin, le Palais de la découverte est le dernier établissement national de culture scientifique à ne pas avoir bénéficié d’une restauration complète (seule la Nef du Grand Palais a été rénovée, en urgence).

La rénovation du Palais de la découverte est aujourd’hui une nécessité. En effet, sans cette opération d’ampleur, le Palais n’aurait très rapidement plus été en mesure d’accueillir les publics dans des conditions de sécurité, d’accessibilité et de qualité satisfaisantes : fuites des toitures, risques de chute des plafonds et décors, sécurité incendie, accessibilité en deçà des normes imposées par la loi et les usages…

  • Quel est le cadre de cette rénovation, quels sont ses acteurs ?

La rénovation dont va bénéficier le Palais s’inscrit dans un plan général, dit Rapport Cluzel (2010), et dans le projet plus global de rénovation du Grand Palais et du Palais de la découverte. Fait parfois méconnu, le Palais de la découverte est en effet situé, depuis sa création, dans l’ensemble du Grand Palais, plus précisément dans son aile Ouest.

Les travaux de restauration et d’aménagement du bâtiment sont conduits sous la maîtrise d’ouvrage de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais (Rmn-GP). Les travaux de restauration et d'aménagement du bâtiment sont confiés à l’architecte en chef des monuments historiques, M. François Chatillon. Le projet repose notamment sur le principe d’une circulation centrale offrant un accès principal, par le square Jean Perrin, à l’ensemble de l’offre du bâtiment, Palais de la découverte et Grand Palais. La première phase de cette restauration, engagée en 2016, a déjà porté ses fruits, comme la belle verrière rénovée de la rotonde du Palais d’Antin ou les toitures du Palais.

La Rmn-GP a par ailleurs confié une partie de l'aménagement du Grand Palais - Palais de la découverte à une équipe interdisciplinaire dirigée par l'agence d'architecture Atelier Senzu. Cela concerne les mobiliers fixes et mobiles destinés aux espaces publics communs du Grand Palais (hors espaces tertiaires) : billetterie, espaces d’accueil ou d’attente, circulations principales... et la signalétique d’orientation et d’information.

Les espaces du Palais de la découverte font l’objet d’une opération d’aménagement distincte, car il existe un « chantier dans le chantier », et non des moindres : celui du Palais de la découverte lui-même !

Les architectes livreront en effet un écrin restauré, dans lequel viendra s’inscrire à nouveau le Palais ; ce sont les équipes d’Universcience, établissement qui réunit depuis 2010 le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie, qui sont en charge de la définition de l’offre du Palais et de l’aménagement de ses espaces à la réouverture.

  • Comment collabore Universcience avec la communauté scientifique ?

Le renouvellement de l’accord-cadre entre Universcience et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) conclu en 2021 fait de ce dernier le partenaire scientifique de référence pour le développement de l’offre du futur Palais de la découverte. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité des relations entretenues de longue date par le CNRS et Universcience, pour valoriser la recherche française auprès du grand public. Elle contribuera, sur le plan scientifique, à la création de la nouvelle offre de contenus et de médiation du Palais de la découverte. Elle permettra, à la réouverture de l’établissement après travaux, de présenter la science contemporaine dans toute sa richesse, au moyen d’une proposition revisitée et adaptée aux évolutions de la recherche comme aux pratiques culturelles de ses visiteurs, sur un champ disciplinaire très large.

Des commissaires scientifiques ont été proposés par le CNRS pour chacune des disciplines du Palais : astronomie, chimie, géosciences, informatique et sciences du numérique, mathématiques, physique, sciences de la vie ; une huitième commissaire, à caractère transverse, est historienne des sciences. Ces commissaires collaborent étroitement avec les équipes d’Universcience en charge des différents modules de l’offre.

Un comité scientifique spécifiquement consacré au Palais de la découverte est chargé de suivre le projet ; constitué comme un comité technique du Conseil scientifique d’Universcience, il lui rend compte régulièrement. Réunissant des personnalités du monde scientifique, il est présidé par Antoine Petit, président - directeur général du CNRS.

Le partenariat avec le CNRS n’est pas exclusif, Universcience pouvant nouer des relations avec d’autres établissements de recherche ou d’enseignement pour le développement de contenus muséographiques et du programme de médiation. Un accord a d’ores et déjà été signé avec l’Observatoire de Paris – PSL, dans le domaine de l'astronomie.

  • Quel est le coût de cette rénovation ?

Le coût total du projet, pour le Grand Palais et le Palais de la découverte, est de 466 millions d’euros hors taxes (montant actualisé, toutes dépenses confondues). Cet investissement est à la mesure des dimensions hors normes du bâtiment et de la très longue période sans travaux.

En synthèse, le financement se décompose comme suit :
- 128 millions d’euros de subventions du ministère de la culture,
- 160 millions d’euros de subventions au titre du Grand Plan d’investissement,
- 150 millions d'euros : emprunt Rmn-GP,
- 25 millions d'euros : apport en mécénat porté par la Rmn-GP,
- 3 millions d'euros : apport en mécénat porté par Universcience,
soit un coût total de 466 millions d'euros hors taxes.

Dans ce cadre financier global, les travaux pour le nouvel aménagement des espaces publics du Palais de la découverte et les opérations associées sont conduits sous la maîtrise d’ouvrage directe d’Universcience, pour un budget de 44 millions d’euros hors taxes.

Ce budget est affecté aux études et travaux préparatoires, à la viabilisation et à l’aménagement du second œuvre du Palais d’Antin, à l’aménagement des espaces de médiation et des espaces d’exposition. Le coût intègre également les frais liés au déménagement et au report des activités, à l’organisation de la fermeture et de la réouverture, et à l’offre hors les murs du Palais, dont les Étincelles du Palais de la découverte et l’exposition itinérante Esprit critique, détrompez-vous.

  • Le Palais tel que nous le connaissons va changer ?

Cette grande rénovation offre l’opportunité de renouveler et d’enrichir l’expérience proposée aux visiteurs. En cela, le fondateur du Palais de la découverte, Jean Perrin, avait posé les bases de cette opération : « Les institutions doivent être bâties en hommes plus qu’en pierres. Un Palais permanent de la découverte ne sera utile que si, loin d’être une sorte de Musée bientôt stérilisé dans l’immobilité, il garde un contact vivant avec la Science qui continue à se créer, ceci grâce à l’effort soutenu de chercheurs et de savants qui feront de cet effort leur activité principale ». Catalogue du Palais de la découverte, 1938.

Depuis sa création en 1937, l’esprit du Palais de la découverte réside dans le fait qu’il propose une expérience immersive, faite de démonstrations et d’échanges, pour que chacun, quel que soit son niveau de compétences et de connaissances, puisse découvrir les grands principes scientifiques. Cette expérience est fondée sur la curiosité, l’étonnement, la surprise, l’émerveillement, tout autant que sur le savoir partagé. Sur tous ces points, le Palais ne changera pas.

Mais, depuis 1937, le champ des connaissances scientifiques s’est accru. De nouvelles approches et disciplines scientifiques sont apparues ; la recherche scientifique a évolué, sa médiation également, de même que les visiteurs du Palais et le monde qui les entoure.

Il s’agit de rester demain au plus près d’une science en perpétuelle évolution. Le Palais de la découverte rénové devra ainsi être un lieu de référence autour des enjeux de la science et de la recherche d’aujourd’hui, tout en conservant sa marque de fabrique, la médiation humaine, à laquelle nombre de chercheurs, d’enseignants ou de simples citoyens sont légitimement attachés.

L’ensemble du bâtiment sera rénové et mis aux normes de sécurité, notamment électrique et incendie, pour recevoir ses visiteurs dans les meilleures conditions possibles. Il sera doté des dispositifs indispensables en termes d’accessibilité et d’accueil de tous les publics, notamment en situation de handicap. Dans les espaces mutualisés, un accueil spécifique sera réservé aux publics scolaires, avec des aires de préparation à la visite, de pique-nique, des vestiaires et des sanitaires adaptés.

  • Que pourrons-nous voir, faire ?

Trois ans avant la réouverture du futur Palais de la découverte, il est encore un peu tôt pour détailler l’ensemble du projet. Le projet culturel et scientifique du futur Palais de la découverte a été établi dans le cadre d’une démarche collaborative qui a impliqué les personnels et les partenaires des communautés scientifique, artistique et muséale. Il a reçu l’avis favorable du Conseil scientifique d’Universcience le 5 décembre 2018 et a été adopté par son Conseil d’administration le 14 mars 2019.

Un projet scientifique et culturel est la colonne vertébrale des développements pour l’offre et les aménagements intérieurs du Palais. L’objectif est de proposer une expérience intégrée, riche et diversifiée, où les propositions muséographiques répondront aux médiations et réciproquement.

  • Avec moins de sciences fondamentales ?

Toutes les disciplines représentées dans le Palais aujourd’hui le seront demain : astronomie, chimie, géosciences, informatique et sciences du numérique, mathématiques, physique, sciences de la vie. L’approche sera à la fois disciplinaire et interdisciplinaire, à l’image de la science et de la recherche contemporaines.

Comme aujourd’hui, les sciences humaines et sociales pourront être justement convoquées comme elles le sont dans les laboratoires ou les débats scientifiques et de société. Les arts retrouveront également leur place, pour leur capacité d’ouverture et d’interrogation, à l’image de l'œuvre Transport des forces, commande d’État à Fernand Léger pour l’Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne de 1937 au Palais de la découverte.

  • Plus d’écrans, moins d’humain ?

Non, les écrans ne remplaceront pas la médiation humaine. Par ailleurs, personne ne saurait dire aujourd’hui combien d’écrans seront présents dans le Palais de la découverte à sa réouverture. Ni même qu’il y en aurait plus… ou moins.

Les exposés, présentations spectaculaires, ateliers, comme les échanges entre les visiteurs, les médiatrices et médiateurs et les chercheuses et chercheurs, resteront au cœur de la proposition. Ils seront présentés dans un cadre rénové, adapté techniquement à leurs besoins spécifiques.

Les médiations pourront également évoluer, sur le fond comme sur la forme, selon les travaux menés par les équipes, qui proposent régulièrement de nouvelles offres. Depuis 2019, un incubateur de projets permet la conception de nouveaux formats et contenus de médiation. Il s'agit d’un dispositif de cocréation et de test de médiations nouvelles, conçu en étroite collaboration avec les publics.

  • Quels seront les principales composantes de l'offre « permanente » ?

Le projet scientifique et culturel définit des points de repère conceptuels et spatiaux, qui seront développés dans le Palais de la découverte de demain. Ils sont autant d’éléments lexicaux, pour l’écriture d’un partage de la science avec les visiteurs de demain.

Des manipes-îcones, dispositifs spectaculaires de grande dimension, illustreront un nombre choisi de sujets d’intérêt scientifique majeurs. Propres à une discipline ou à la croisée de plusieurs d’entre elles, elles prendront la forme d’objets de pure contemplation ou d’installations reproduisant une expérience.

Dans différents espaces, comme dans les laboratoires plus spécifiquement équipés, les visiteurs pourront retrouver des expériences actives, spectaculaires, des échanges et des débats, animés par un médiateur ou une médiatrice, un ou une scientifique… L’interaction directe entre les chercheurs et le public sera poursuivie, notamment grâce au programme 1Chercheur 1Manipe. Doté d’un espace spécifique, il aura également la possibilité d’utiliser les laboratoires.

En soutien et en complément des espaces de médiations, des Îlots de curiosité approfondiront le socle des connaissances scientifiques. Certains porteront sur des thématiques propres aux disciplines, d’autres sur des questions de recherche contemporaine, d’autres encore sur des sujets transversaux à toutes les sciences ; enfin, certains seront consacrés à l’actualité scientifique.

Des points de vue art-science, illustrant de grandes interrogations scientifiques contemporaines, feront l’objet d’un processus de cocréation entre des artistes et des scientifiques. En outre, un nouvel espace, la Galerie des enfants, présentera plus spécifiquement au jeune public une nouvelle offre d’expositions temporaires et de médiations coproduite avec la Réunion des musées nationaux – Grand Palais sur la thématique art-science.

Plusieurs aménagements spécifiques sont intégrés au projet : le planétarium, bien évidemment, mais aussi le laboratoire à distance, salle immersive numérique qui offrira aux visiteurs une plongée au cœur de la recherche en direct ou en différé, la salle pop-up, pour des présentations régulièrement renouvelées. La salle d’optique sera également réinstallée, témoignage de l’histoire du Palais de la découverte. Des salons seront aussi aménagés, pour la convivialité, le repos et la détente. Enfin, le confort de visite fera l’objet d’une attention particulière.

  • Y aura-t-il moins de surface ?...

Non. Les surfaces consacrées à l’offre passeront ainsi de 7 135 m² avant fermeture à 7 579 m² (ou 8 204 m² avec la galerie des enfants). Les auditoriums, les espaces d’accueil et de service ainsi que les zones logistiques, mutualisés, représenteront une surface de 14 033 m².

Avant la fermeture pour travaux, les espaces d’accueil et de circulation étaient sous-dimensionnés et non adaptés aux usages, notamment des groupes scolaires, en l’absence de zone d’attente et de repos, de pique-nique ou de vestiaire. Les opérations logistiques du Palais de la découverte étaient également très contraintes, comme l'étaient celles du Grand Palais, en l’absence d’une zone technique et de circulation, d’un quai de déchargement, de monte-charges et ascenseurs adaptés.

Le déplacement de ces espaces fonctionnels et la mutualisation de certains services entre le Palais de la découverte et le Grand Palais permettront aujourd’hui de libérer les circulations historiques et patrimoniales du Palais d’Antin, jusqu'ici saturées.

  • …et moins d’espaces de médiation ?

Dans les espaces de médiation, l’objectif est avant tout de garantir la qualité de préparation et de présentation de chaque médiation. En effet, au-delà de la spécificité de certains d’entre elles, comme l’emblématique électrostatique, les besoins sont multiples, selon les activités et exposés proposés. Leur aménagement, comme celui des laboratoires, sera défini en conséquence, qu’il s’agisse de définition et répartition des dispositifs, traitement acoustique, mobiliers, zone de stockage et de préparation, extraction d’air, taux d’humidité, luminosité…

Le projet favorisera également les usages interdisciplinaires des laboratoires. Cela permettra d’y présenter différentes activités tout au long de la journée, comme dans les autres espaces spécifiques du Palais de la découverte, notamment le planétarium, le laboratoire à distance ou l’espace 1Chercheur 1Manipe.

Au total, et considérant les nouveaux aménagements de l’exposition permanente, des laboratoires, des salles d’exposés et des salles spécifiques, les espaces permettront de maintenir ou d’augmenter le nombre de médiations présentées aujourd’hui.

  • Qu’en-est-il des effectifs et des ateliers, avec une réduction des surfaces techniques et de bureaux ?

La mutualisation de certaines fonctions techniques et d’exploitation de l’ensemble Grand Palais – Palais de la découverte induit une réaffectation de certains espaces de bureaux, zones logistiques ou techniques.

Dans le cadre du projet d’aménagement du Palais de la découverte, ses espaces de médiation seront équipés de back-offices de proximité adaptés à leurs activités. En outre, des zones techniques réservées au Palais de la découverte sont prévues en sous-sol pour assurer la maintenance de premier niveau des éléments de médiation et d’exposition, ainsi que le stockage d’éléments techniques, au moment du montage et du démontage des expositions.

Il a ainsi été retenu de redéployer les moyens de production des ateliers de fabrication, comme leurs personnels, dans les espaces communs d’Universcience, dans le 19e arrondissement. Les équipes disposent ainsi d’ateliers et de matériels adaptés aux usages de fabrication et normes de sécurité actuelles, pour le développement des projets.

À la fermeture pour travaux, l’ensemble des personnels affectés sur le site du Palais de la découverte sont restés dans les effectifs d’Universcience, sauf évolution par choix personnel ou départ à la retraite. Il n’y a eu aucune suppression d’emploi. Les collaborateurs ont rejoint leurs collègues sur le site de la Cité des sciences et de l’industrie, où se situent de nombreux services transversaux qui participent déjà aux activités du Palais comme à son projet de rénovation.

Il existe enfin parfois une confusion entre le nombre de salariés et le nombre de postes de travail, au sens de bureaux. À la réouverture du Palais de la découverte, 82 postes de travail sont prévus en back-office ; ils accueilleront les personnels en lien direct avec l’activité sur site. 

  • Que sont devenus les éléments et décors du Palais de la découverte ?

Les décors architecturaux du Palais d’Antin font l’objet d’une restauration au titre de monument historique et seront d’autant plus visibles et valorisés dans le Palais de la découverte demain.

Une opération de recensement de l’ensemble des mobiliers et équipements du Palais de la découverte a été conduite avant les travaux. Elle a permis notamment de vérifier la provenance de certains objets, qui ont pu être prêtés au Palais de la découverte au cours de son histoire et qui ont ainsi été restitués. La documentation historique et scientifique du Palais de la découverte, dont sa photothèque, a également été examinée afin d’assurer la pérennité des éléments patrimoniaux de ce fonds historique. Les dossiers et archives des collaborateurs ont été triés par leurs soins, conservés ou versés aux archives, selon l’intérêt des documents.

À la différence du Muséum national d’histoire naturelle ou du Musée des arts et métiers, la spécificité du Palais de la découverte est d’être un musée sans collection, selon son principe fondateur. Ainsi, à l’exception de certains éléments inventoriés, inaliénables et insaisissables, comme les tableaux et les objets d’art présentés dans les espaces, aucun de ses éléments ne pouvait être considéré a priori comme un objet patrimonial, restant des objets courants et usuels.

Cependant, l’âge du Palais de la découverte et son histoire ont entraîné une « patrimonialisation » objective de certains objets, équipements ou décors. En témoignera par exemple la salle d’optique, qui sera présentée à la réouverture, comme un marqueur de l’histoire de l’établissement et de celle de la médiation scientifique.

Aussi, un comité d’experts a été réuni pour accompagner Universcience dans un « chantier patrimoine ». Il a établi la liste des objets, dispositifs ou décors ayant un intérêt scientifique, pour l’institution comme dans l’absolu. Des critères de sélection ont été définis, notamment l’unicité, le caractère remarquable, la provenance, l’authenticité.

Ce chantier, qui s’est appuyé sur la documentation du Palais de la découverte, a permis de dresser la liste des objets qui devaient être impérativement conservés. Au total, près de 320 objets et dispositifs ont été conservés en raison de leur intérêt patrimonial.

Par ailleurs, plus de 800 objets ont été gardés en raison de leur valeur d’usage pour l’établissement ; ils sont utilisés dans le cadre des activités des Étincelles du Palais de la découverte ou ont été placés en réserve pour être redéployés dans le Palais de la découverte rénové.

Au-delà de cette liste, des dispositifs, décors ou objets en état d’usage ont été donnés ou prêtés à une soixantaine d’institutions scientifiques, éducatives ou associatives, en France (Maison Ampère, Canopée des sciences de Guyane, Unité de physique de Sorbonne Université...) et à l’étranger (plus de 400, dont le liquéfacteur d’air, le manège inertiel, des panneaux pédagogiques, maquettes...).

Une attention a également été apportée au réemploi et au recyclage des matériaux et mobiliers courants du Palais de la découverte, notamment pour l’aménagement intérieur des Étincelles du Palais de la découverte, permettant d’économiser 7,6 tonnes de CO² et de générer 1 598 heures de travail en insertion.

Enfin, certains objets ou décors faisaient l’objet de ce qui pourrait être qualifié de « patrimonialisation affective », par les visiteurs ou les personnels, sans pour autant présenter de caractère scientifique unique ou de valeur d’usage. L’établissement a choisi d'organiser une vente publique aux enchères et d’affecter le produit de cette dernière (261 000 euros) au financement de l’offre du futur Palais de la découverte. 

  • Et pendant les travaux ?

Pendant la période des travaux, le Palais de la découverte et ses personnels restent actifs ! Notamment sur son projet et ses développements.

Différentes activités sont proposées aux publics :

Les Étincelles du Palais de la découverte : depuis le 9 juin 2021, les médiations phares du Palais de la découverte, dans ses sept disciplines scientifiques, sont présentées au cœur d’une structure éphémère dans le 15e arrondissement de Paris, autour du jardin Caroline Aigle.

Le Palais de la découverte sur les routes : l'exposition itinérante « Esprit critique, détrompez-vous », coproduite avec Cap Sciences, centre de culture scientifique, technique et industrielle à Bordeaux, et le Quai des Savoirs à Toulouse. Présentée à Bordeaux du 19 mai au 14 novembre 2021, elle l’est à Toulouse depuis le 21 décembre 2021 et jusqu’au 6 novembre 2022.  Déployée sur 300 m², elle aborde la question de l’esprit critique.

Le Palais de la découverte sur la toile : le site internet du Palais de la découverte propose des contenus riches de ressources et d’actualités sur l’exposition itinérante, la mémoire du Palais de la découverte et sa future offre.

  • Quel est le niveau d'avancement du projet au 1er mai 2022 ?

D’un point de vue bâtimentaire, les travaux de rénovation architecturale de l’ensemble Grand Palais – Palais de la découverte se poursuivent. Les opérations de curage de l’intérieur du bâtiment sont quasiment terminées ; les cloisons entre la Nef et le hall d'Antin ont été démolies. Au deuxième trimestre 2022, la restauration et la rénovation des espaces classés pourront débuter dans le bâtiment intermédiaire.

Sur la base du projet scientifique et culturel du Palais de la découverte 2025, deux documents ont été élaborés. D’une part, un préprogramme muséographique, qui décrit sommairement toutes les composantes de l’offre : premières orientations des thématiques scientifiques, approche éditoriale, publics visés, expérience de visite. D’autre part, un programme d’aménagement fonctionnel et technique de l’offre qui recense l’ensemble des besoins spécifiques aux activités du Palais de la découverte, en accordant une attention particulière à leur capacité à pouvoir évoluer au fil du temps.

Ces deux documents ont servi de support à l’appel d’offres lancé par Universcience en janvier 2022 pour la sélection de l’équipe de maîtrise d’œuvre d’aménagement des espaces du Palais de la découverte. Cette dernière devra remplir les missions suivantes : architecture et scénographie, graphisme et signalétique, design des « manipes », ingénierie informatique, lots techniques, intégration des œuvres d’art et des grands équipements, zootechnie et pyrotechnie. Un comité d’experts, regroupant des personnalités extérieures, assiste Universcience dans cette procédure, qui devra aboutir au choix de l’équipe de maîtrise d’œuvre au dernier trimestre 2022.

Le travail de cette équipe commencera à cette date, sachant que le programme muséographique détaillé aura d’ici là été arrêté par Universcience. Le projet prendra alors sa forme définitive avec la remise par le maître d’œuvre de l’avant-projet définitif (APD) à l’automne 2023. Le lancement des appels d’offres de travaux muséographiques et leur réalisation suivront, pour une réouverture au second semestre 2025.

En parallèle, la réflexion concernant les médiations du Palais de la découverte à sa réouverture se poursuit en collaboration avec le CNRS, portant à la fois sur les concepts scientifiques fondamentaux et les sujets de recherche contemporaine.

  • Quel est le calendrier prévisionnel de la rénovation du Palais de la découverte ?

2020
29 octobre : fermeture au public du Palais de la découverte pour travaux.

2021
9 juin : ouverture au public des Étincelles du Palais de la découverte, structure éphémère située dans le 15e arrondissement de Paris.

8 novembre : renouvellement de l’accord-cadre entre Universcience et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui fait de ce dernier le partenaire scientifique de référence pour le développement de l’offre du futur Palais de la découverte.

2022
Constitution du comité scientifique pour le Palais 2025.

Finalisation du programme pour l’offre permanente par les équipes d'Universcience, en lien avec les commissaires scientifiques désignés dans le cadre du partenariat avec le CNRS.

Poursuite du travail engagé sur les médiations à la réouverture.

Appel d’offres pour la sélection de l’équipe de maîtrise d’œuvre qui se verra confier la conception et le suivi de réalisation de l’aménagement, de la scénographie, du graphisme, de l’ingénierie multimédia et des manipes, des espaces de l’offre du Palais de la découverte. La remise des offres et la sélection de l’équipe lauréate s’achèveront au dernier trimestre 2022.

2023
Études de maîtrise d’œuvre (avant-projets sommaire et détaillé) par l’équipe d’aménagement et élaboration du dossier de consultation des entreprises (DCE) pour la réalisation des aménagements (fabrication, installation).

Élaboration de la version détaillée du programme de l’offre permanente par les équipes d'Universcience, en lien avec le travail du maître d’œuvre.

2024
Lancement des appels d’offres pour la réalisation des travaux.

Fin du chantier de restauration de l’ensemble du bâtiment sous la maîtrise d’ouvrage de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais.

Début de la réalisation des aménagements des espaces intérieurs du Palais de la découverte, muséographie, espaces de médiation… sous la maîtrise d’ouvrage d’Universcience.

2025
Ouverture au public du Palais de la découverte rénové.