Vous avez quelques minutes avant le début de votre médiation scientifique aux Étincelles ? Profitez-en pour découvrir trois instruments exposés sous vitrine, dans le hall : un octant, un cadran solaire et un astrolabe. Et dès mars 2027, à la réouverture du Palais de la découverte, dans le 8e arrondissement de Paris, vous les retrouverez dans la salle de médiation d’astronomie.
Prêtés par l'Observatoire de Paris – PSL, ces trois instruments anciens vous racontent à eux seuls une partie importante de l’histoire de l’astronomie. Ils vous plongent à des époques où on ne se contentait pas d’admirer les étoiles : on les utilisait.
De la simple observation à des outils de précision
Eh oui ! Les astres servaient à se repérer dans l'espace et le temps ! Bien avant nos gps, montres et calendriers partagés, nous savions nous orienter, estimer l'heure et reconnaître le retour des saisons… en levant les yeux au ciel, pour observer les phénomènes astronomiques.
Au fil des siècles, l'ingéniosité humaine a donné naissance à des instruments capables de mesurer les mouvements et la position des étoiles avec toujours plus de précision. Le cadran solaire, l'astrolabe et l'octant comptent parmi les plus fascinants !
Octant, astrolabe et cadran solaire… Lequel pour quel usage ?
L'octant
C’est l’instrument de référence pour la navigation en mer. Il permet de mesurer l'angle entre l'horizon et un astre (le Soleil ou l'étoile polaire par exemple). L’observateur peut ensuite calculer sa latitude… et s'orienter !
Celui que nous vous présentons est l’œuvre de Pierre Le Maire, célèbre fabricant français d'objets scientifiques, vers 1740. En laiton, d’un rayon de 60cm, il est équipé de filtres colorés pour viser le Soleil sans être ébloui ni s’abîmer les yeux.
L'astrolabe
L'astrolabe est une véritable machine à calculer astronomique. Il permet de déterminer la position des étoiles ou du Soleil à une date donnée, leurs heures de lever et de coucher, les moments propices à l’observation de jour comme de nuit... On l'utilisait aussi à des fins religieuses pour connaître les horaires des prières en fonction de la position du Soleil dans le ciel ou la direction de la Mecque. Une sorte de planétarium de poche à emmener partout.
Présenté dans son magnifique écrin d'origine en maroquin, l’exemplaire que vous pouvez admirer dans notre vitrine vient d’Ispahan (Iran actuel) où il a été créé vers 1710-1720 par le fabricant renommé Abd al-A'Immah. Sa grille supérieure ajourée (l'araignée) cartographie pas moins de 22 étoiles.
Le cadran solaire
Avec lui, tout est une question de temps. Il mesure son écoulement en suivant la course du Soleil. L’ombre projetée par la tige centrale vient se poser sur les lignes gravées tout autour et indique ainsi l’heure locale. Contrairement à l’octant, pas question de l’embarquer où que ce soit. Objet fixe et décoratif, on le retrouve plutôt sur un mur.
Le modèle exposé aux Étincelles, en bronze, est lui aussi une création de Pierre Le Maire, au 18e siècle. percé aux angles, il était accroché dans un jardin.
Pour les découvrir
Rendez-vous aux Étincelles jusqu'à fin décembre 2026, puis au Palais de la découverte dès mars 2027 !