Tous pareils, tous différents ! Quelles sont donc les règles du brassage génétique à l’origine de la diversité humaine ?

La loterie de l’hérédité présente les bases de la génétique humaine et des lois dites de Mendel. Une maquette géante et animée des chromosomes d’un homme et d’une femme, permet à la médiatrice scientifique de montrer comment chaque enfant hérite d’une partie des chromosomes, donc des gènes de chacun de ses parents.

avec Stéphanie Kappler, médiatrice de l’unité Sciences de la vie

L'exposé (52 : 08)

Loterie de l’hérédité transcript

Les classiques du Palais
La loterie de l’hérédité présenté par Stéphanie KAPPLER

Stéphanie KAPPLER [00:00:44] Bonjour et bienvenue dans cet exposé sur la loterie de l'hérédité. Donc, dans cette salle, j'ai avec moi deux magnifiques maquettes, une qui représente le futur papa, une autre qui représente la future maman et avec ses deux maquettes, on va faire des enfants et je vais essayer de vous expliquer pourquoi, très souvent, les enfants ressemblent à leurs parents et pourquoi, de temps en temps, on se pose des questions, on se demande; vous êtes sûr, vous êtes vraiment mes parents? On va voir ça. Alors vous voyez bien que ça, ce n'est pas vraiment un monsieur qui est représenté. Là, on n'a pas vraiment une dame. Pour commencer, ce qui m'intéresse, ce sont ces petits éléments en couleur, ces petits éléments vert, bleu, jaune et rouge. Est ce que quelqu'un a une idée de ce que ça représente?

[00:01:31] Personne

Speaker 2 [00:01:33] les gènes.

Stéphanie KAPPLER [00:01:34] Alors, ce ne sont pas les gènes, les gènes, ils sont à côté, on va en parler tout à l'heure. Ça, ce sont des petits éléments qu'on a dans le corps, qu'on a reçu de nos parents, qu'on transmet aux enfants quand on fait des enfants et quand on a l'habitude de les voir dans les manuels scolaires, par exemple ou ailleurs, ils sont souvent représenté sous forme de X. Est ce que ça, ça vous dit quelque chose? Des petits éléments qu'on a dans le corps en forme de X

Speaker 2 [00:02:02] Chro?

Stéphanie KAPPLER [00:02:04] Ah oui, j'ai entendu le début. Ça commence bien par Chro. Ce sont des chromosomes, donc. Là, en bleu, en vert, en jaune, en rouge, ce sont les chromosomes des parents. Donc, un chromosome en forme de X, OK, c'est comme ça, mais ça peut aussi parfois être coupé en deux. Donc, si vous le couper en deux au milieu, vous avez des bâtonnets. Donc, les deux versions existent. On parle de chromosome à deux chromatides quand c'est sous forme de X et quand c'est comme ça, des chromosomes à une chromatide. Alors donc, je vous ai dit les chromosomes, on en a dans le corps. Oui mais où? Où précisément, est ce que quelqu'un sait où se trouvent les chromosomes en ce moment? Chez moi, par exemple?

Speaker 2 [00:02:44] Partout?

Stéphanie KAPPLER [00:02:45] partout. Oui, ils sont pas, ils se promènent pas n'importe où comme ça. Ils sont rangés dans nos cellules. Un être vivant, un être humain adulte plus grand que moi, un mettre 80 à peut près comme ça. On dit qu’il est fait d'à peu près 100 000 milliards de cellules et les chromosomes sont dans nos cellules. La cellule, c'est un peu la brique du vivant. Ma peau, mes cheveux, mes intestins, tout ça s'est fait de plein de cellules. Et donc, pour moi, par exemple, dans chacune de mes cellules, il va y avoir mes chromosomes à moi. C'est les mêmes partout. Donc ça, ce qui est représenté ici, ce sont les chromosomes d'une cellule de la future maman. Et là, on a les chromosomes d'une cellule du futur papa, donc un humain de grande taille. 100 000 milliards de cellules, OK. Et maintenant, la question, c'est combien y a t il de chromosomes dans une cellule humaine?

[00:03:36] Je suis sûr qu'il y en a qui connaissent le chiffre

Speaker 2 [00:03:39] 20 ?

Stéphanie KAPPLER [00:03:40] pas 20 un petit peu plus.

Speaker 2[00:03:43] 100?

Stéphanie KAPPLER [00:03:44] non, moins. En fait, tout ça, ce sont les chromosomes d'une cellule d'un monsieur, donc. Soit vous les comptez, soit vous attendez que vous le dise. Et pour ceux qui ont des beaux yeux, il y a une réponse indiquée là, un début de réponse. Donc c'est entre 20 et 100, ni on y est presque

Speaker 2[00:04:03] 23!

Stéphanie KAPPLER [00:04:04] 23. Oui, presque qui a bien écrit 23 ici. Ou s'il y en a qui ont envie de compter, vous pouvez compter. Il y a 23 étages. Sauf qu'à chaque étage, il y a deux chromosomes. Il ne faut pas oublier l'autre partie là bas. Donc, dans une cellule, on dit qu'on a 23 paires de chromosomes, soit 46. On y était presque. Ça, c'est quand tout va bien, parce que parfois, il peut y avoir des anomalies chromosomiques. La plus connue, c'est la trisomie 21 ou il y a 3 chromosomes 21 au lieu de deux. Alors vous avez vu? Ici, les chromosomes sont très bien rangés, du plus grand au plus petit, 2 par 2. C'est très joli. Dans vos cellules, c'est pas comme ça. Les chromosomes y sont tout mélangés. Mais quand on veut observer les chromosomes de quelqu'un pour les compter, par exemple, on va faire ça. Ça s'appelle un caryotype. Donc, on va prendre des cellules de quelqu'un, faire deux ou trois manipulations, tout ça sous microscope. Et on va, une fois qu'on aura tous les chromosomes, on les prend en photo et ensuite on les classe deux par deux, du plus grand au plus petit, et je vais vous montrer des photos de vrais caryotype.

[00:05:06] Voilà, sur cet écran là, on a donc deux photos avec des vrais caryotype un ici, ça s'arrête là. Et puis un autre en bas. Alors, les chromosomes n'ont pas le même aspect en haut et en bas. C'est normal, ça, ça dépend de comment ça se passe au moment où on les prépare au microscope. En haut surtout ceux-là, on voit quand même que ce sont des X avec deux bras, deux jambes écartées. Là en bas, pas tellement, on a l'impression que ça, c'est juste un bâtonnet. En fait c’est un x, mais alors les bras, des fois des chromosomes, et les jambes peuvent être très, très collés, mais en gros, c'est à peu près la même chose.

[00:05:45] Et puis, vous avez vu, il n'y a pas de couleur. C'est pas bleu chez les garçons et rouge chez les filles. Là, c'est grisâtre, blanchâtre. Ça dépend des colorations qu'on rajoute. D'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a des rayures ici, ça, c'est dû à la coloration. Donc, on a bien deux caryotype avec les 23 paires de chromosomes. Ça, c'est la paire numéro 1 qui correspond à celle qui est là haut. Là, on a la paire numéro 2 ou 3, etc. Ma question, c'est si on prend le caryotype du bas ici. Est ce qu'il a été fait à partir d'un homme ou d'une femme? Celui là?

[00:06:19] Oui, je pense qu'il y en a qui se disent comment je peux le savoir. Franchement, ça se ressemble beaucoup. Est-ce que quelqu’un sait où il faut regarder? Où est ce qu'on peut savoir au niveau du caryotype? C'est pareil si vous regardez les deux maquettes là, mais à part que les couleurs sont pas les mêmes. Il y a une grosse différence. Plutôt située vers En bas. Quelqu’un voit. Ah ouais, ouais. Tout en bas, la dernière paires de chromosomes. Là, vous avez vu, elle n'est pas pareille entre les hommes et les femmes. Ça se situe ici, pour nous, chez les filles, il y a deux fois le même chromosome qu'on a appelé X. Tous les chromosomes ont une forme de X, mais ces deux là, on les a appelé X et on dit que les filles sont XX. Là, il y a 2 X.

[00:07:03] Donc ce caryotype, il a été fait à partir d'une femme. Et au dessus, on a un caryotype masculin parce qu'on a ici un chromosome X comme celui qui est là. Et en face, on a un autre chromosome qui est plus petit et qu'on appelle Y. Donc, on dit que les garçons sont XY. Pour le chromosome Y. Il a une forme de X, mais il est plus petit. Parfois, au microscope, il a l'air de ressembler à un Y. et puis x, y, z, ça se suivait, donc on l'a appelé comme ça. Est ce que ça va pour le moment? Ça a l'air d'aller. Alors, nos chromosomes ici, ils sont en plastique. Les vôtres, je ne sais pas si je vous l’apprends, mais non, ils ne sont pas en plastique.

[00:07:43] Est ce que vous avez une idée de quoi ils sont faits? Ses chromosomes? Est ce que vous vous êtes fait de cellule? OK. Dans les cellules, il y a un tas de choses, comme de l'eau, par exemple. Et puis, il y a ces chromosomes qui sont aussi faites. Quelque chose, mais de quoi?

Speaker 2[00:07:55] d’ADN

Stéphanie KAPPLER [00:07:57]Bravo! Bravo! Oui, un chromosome, c'est fait d'ADN. C'est pas une chose qu'on se pose, une question qu'on se pose tous les matins au petit déjeuner. Mais oui, un chromosome, c'est fait d'ADN et on pourrait comparer un chromosome à une pelote de laine. Donc ça, c'est une petite pelote de laine correspond aux chromosomes et une pelote de laine, on peut la défaire et une fois qu'elle est défaite, on a toujours le même fils de laine. Sauf qu'au lieu d'être enroulé, il est déroulé. Un chromosome, c’est un peu la même chose, sauf qu'il n'est pas fait d'un fil de laine. Mais il est fait d'une très longue molécule d'ADN qui est enroulée sur elle même de manière beaucoup plus organisée et complexe que ça. Mais voilà, en gros chromosomes ADN, c'est à peu près la même chose. C'est juste un autre État.

[00:08:41]Et là, je j'ai ici une maquette qui représente une molécule d'ADN, molécule assez célèbre qui a cette fameuse forme en double hélice. Donc un chromosome, c'est fait d'une très longue molécule d'ADN enroulé sur elle même. Hop. Alors donc, on a nos chromosomes 23 pères, 46 dans chaque cellule. On sait qu'ils sont faits d'ADN maintenant, il faudrait savoir à quoi ils servent ces chromosomes. Est ce que ça sert à quelque chose? Est ce qu'on en a besoin tous les jours, ces pratique? C'est utile ou pas un chromosome?

Speaker 2[00:09:17] Ben oui.

Stéphanie KAPPLER [00:09:18] Oui, quand même. C'est pratique parce que là, aujourd'hui, vous êtes grand pour certains, plus que moi. Donc, vous êtes faits de milliards de cellules. Mais au tout début de votre existence, si on reprend vraiment le moment où vous avez commencé à exister, vous étiez faite combien de cellules? En général, on s'en rappelle pas très bien, mais peut être qu'on vous l'a dit.

Speaker 2 [00:09:37] je les ai jamais compté.

Stéphanie KAPPLER [00:09:38] jamais compté, mais pourtant, c'est facile parce qu'au tout début, il ne faut pas compter trop trop longtemps pour savoir combien, on est fait de cellules, pas aujourd'hui. Aujourd'hui, vous êtes fait de 100 000 milliards de cellules vu votre taille. Mais au tout tout au début de votre existence, quand vous étiez encore dans le ventre de votre maman, j'ai entendu 2 non un peu moins

Speaker 2 [00:09:56] une seule.

Stéphanie KAPPLER [00:09:57] Une seule! Oui, au départ, on commence. On est une cellule œuf qui n'a pas du tout cette taille là, une cellule œuf microscopique qui va effectivement très vite se diviser. Donc là, il y en aura deux. Mais plutôt que de le faire avec mes mains, je vais vous montrer une vidéo où on voit le début du développement d'un embryon humain.

[00:10:20] Donc, c'est filmé avec un microscope à l'extérieur du corps d'une femme s'est accélérée, ça va très vite là sur la vidéo. Donc on avait une cellule œuf qui s'est divisée. Ensuite, on a deux cellules, puis quatre, on aura huit cellule, etc. Donc là, on est vraiment, c’est vraiment accéléré parce que la première division, elle, se passe en 24 à 48 heures. Donc là, c'est vraiment ultra ultra accéléré. Et alors? Vous avez vu au début l'embryon il grossit pas. Donc, on a d'abord plan de division cellulaire. Donc les cellules se divisent, se divisent, se divisent, y en a de plus en plus, mais elles sont de plus en plus petites. Sauf qu'au bout d'un moment, on est quand même plus grand que la cellule oeuf de départ qui fait, qui se mesure en micromètres. Et ça, c'est parce qu'au bout d'un moment, quand même, les cellules se divisent, qu'elles grossissent, se divisent, puis elles grossissent.

[00:11:08] Mais elles ne font pas que ça. Parce que si elles faisaient que ça, se diviser, grossir, se diviser, grossir, on n'aurait pas l'air de ça. On aurait l'air d'un gros tas mou de cellules. Si on n'est pas comme ça, c'est grâce à quoi? Ou poser autrement la question, c'est comment? Qu'est ce qui se passe à part; division, grossissement, division, grossissement, qu'est ce qu'elles font, les cellules.

Speaker 2 [00:11:33] Ha y’en a plus?

Stéphanie KAPPLER [00:11:34] il y en a de plus en plus. Mais pas que. Parce que sinon, si ça vous dit que ça serait un gros tas, de plus en plus gros, mais juste un tas

Speaker 2 [00:11:42] c'est l'ADN après qui organise?

Stéphanie KAPPLER [00:11:44] Alors il y a une histoire d'organisation. C'est l'ADN qui gère un peu tout ça. En fait, les cellules, au bout d'un moment, elles vont aussi se différencier, se spécialiser. Il y en a qui vont devenir des cellules de peau d’autres des cellules de cheveux, d'autre des cellules de l'intestin. Elles vont se différencier et aussi se déplacer pour former les différents tissus, les différents organes et pour savoir quoi faire. Ben oui, l'ADN, c'est quand même bien pratique. Pour savoir une cellule, comment elle fait pour savoir? Ça y est, maintenant, faut que je me dise que je me différenciants, ça faut que je me déplace. Faut que j'aille par ici et par ici. Et ben ça, c'est grâce à l'ADN qui est là dès le départ, dans la cellule œuf. Dès le départ, il y a les 46 chromosomes. Tout l'ADN est déjà là.

[00:12:20] Et sur cet ADN, si je reprends ma petite pelote, on va avoir des informations. Donc je vous rappelle ça c’est mon chromosome que je déroule si je n'ai pas fait de nœud et bien le long de cet ADN à certains endroits, il y aura ce qu'on appelle des gènes. Donc, ce sont des séquences bien particulières qui portent des informations que la cellule peut utiliser pour se diviser et se différencier, se déplacer, etc. Et sur notre maquette, quelqu'un l'avait dit au début, il y a bien les gènes qui sont représentés et ce sont ces petits dessins qui sont de chaque côté là. Alors c'est très simplifié. Là, on a mis un exemple de gène par étage, par exemple. Ici, c'est le gène de la couleur des yeux. Ça, c'est le gène pour la longueur des cils. Ça, c'est pour la taille du nez, mais c'est beaucoup, beaucoup plus complexe que ça. Il n'y a pas un gène par chromosome, il y en a plein. Je peux pas vous dire précisément combien parce que les chercheurs sont encore en train d'étudier tout ça. On n'a pas un chiffre exact. On a quand même des estimations et on pense que pour les petits chromosomes qui sont là, il y a un peu à peu près de 300 gènes pour les petits et pour le très grand, là haut, c'est presque 3 000 gènes et ça nous fait un total de 20.000 gènes pour 23 chromosomes. Et à votre avis, il y a combien de gènes sur les 23 chromosomes d'en face?

Speaker 2 [00:13:36] Un seul?

Stéphanie KAPPLER [00:13:37] Non, non, non, pas un seul. Si vous avez 20.000 gènes ici sur 23 chromosomes. Regardez les dessins qui sont là et les dessins qui sont en face. Donc 20.000 gènes pour les chromosomes jaunes. Et à votre avis, combien de gènes pour les chromosomes en rouge?

Speaker 2 [00:13:53] Autant, 20 000 aussi

Stéphanie KAPPLER [00:13:54] 20 000 aussi, c'est pareil. Tout est en double. Si vous avez un gène sur ce chromosome là, il sera aussi sur le chromosome d'en face. C'est entre autres pour ça qu'on parle de paires de chromosomes deux par deux. Les chromosomes y ont la même forme, la même taille et il y a les mêmes gènes dessus. Alors justement, on va voir comment ça fonctionne, tout ça. Donc je vous rappelle que c'est la future maman. On a son caryotype ici. On a des exemples de gènes qui se voient pas au microscope. Vous avez vu tout à l'heure en caryotype, on voit juste les chromosomes, on voit pas les gènes, mais bon, là, on a des exemples. Et vous allez me dire à quoi ressemble cette dame? Par exemple, on commence par ça. Donc ça, c'est le gène de la couleur des cheveux ici. Donc, il y en a 2, c'est normal. Et là, on a mis deux fois le même. On a mis blond et blond, alors on va parler de gène de la couleur des cheveux. Et après, on va parler d'allèles.

[00:14:44] Les allèles c’est les versions des gènes.Donc on a un gène de la couleur des cheveux. Et après, il y a plein de couleurs différentes qui existent parce qu'il y a plein d'allèles. Il y a blond pareil dans blond, blond cendré, blond, vénitien, blond, très clair. On a brun, on a auburn on a châtain, on a cheveux noirs. Donc, soit on a 2 fois le même allèle comme ici, soit des allèles différents on verra ça tout à l'heure. Mais là, qu'est ce que ça donne? Attention, c’est très dur comme question. Quand vous avez cheveux blonds d'un côté et cheveux blonds de l'autre côté. Ça donne quoi comme couleur de cheveux?

Speaker 2[00:15:14] Les cheveux blonds?

Stéphanie KAPPLER [00:15:15] Bravo! Oui, ça fait des cheveux blonds. Oui, c'est bien. Bravo, donc, la dame a des cheveux blonds. Un peu plus dur, au dessus c'est le gène de la texture des cheveux. Donc, on lui a mis d'un côté cheveux frisés et de l'autre côté, on a mis allèle cheveux raides. Et là, qu'est ce que ça donne?

Speaker 2 [00:15:32] Moitié moitié

Stéphanie KAPPLER [00:15:33] moitié moitié, c'est à dire la moitié de la tête avec des cheveux frisés, l'autre moitié de la tête.

Speaker 2 [00:15:38] Non, c'est à moitié frisé,

Stéphanie KAPPLER [00:15:39] à moitié frisés,

Speaker 2 [00:15:40] ondulés

Stéphanie KAPPLER [00:15:41] ondulés. Bon, on est d'accord, ça vous fait pas la moitié de cheveux raides, l’autre moitié frisés. Ondulés, ça pourrait, c'est pas ça. C'était une bonne idée, mais ce n'est pas comme ça que ça marche. Est ce que quelqu'un, qu'est ce que ça pourrait d'autres, a part ondulé? Ça pourrait être quoi, vous avez frisé, vous avez raide. Ça pourrait être ?

Speaker 2 [00:16:01] frisé ou raides,

Stéphanie KAPPLER [00:16:03] ben voilà, soit c’est frisé, soit c'est raide, soit c'est ondulé. Bon, il y a un indice. Je ne sais pas si vous avez repéré. Ha, quelqu’un a une idée.

Speaker 2 [00:16:13] Le plus moins là

Stéphanie KAPPLER [00:16:15] Il y a des plus et des moins à côté des allèles exactement. À côté de l'allèle cheveux frisés, il y a un plus. Ça, c'est parce que c'est un allèle dominant et l'autre qui est noté avec un moins est dit un allèle récessif. Donc quand les deux sont côte à côte, c'est le dominant qui l'emporte. La dame n'aura pas des cheveux ondulés, elle aura des cheveux frisés. Après, il y a des gens qui ont des cheveux ondulés. Ça, c'est parce qu'il n'y a pas seulement deux allèles qui existent. On n'a pas les cheveux frisés, soit les cheveux raides. Il y a plein de allèles différents. Ça peut aller de cheveux très frisés à cheveux très raides, avec tout ce qu'il y a entre. C'est comme un continuum de textures de cheveux. Donc, on a une dame qui a les cheveux frisés. Elle est blonde. On va prendre l'exemple des yeux. Ça, c'est le gène de la couleur des yeux. On lui a mis brun et bleu. Qu'est ce que ça donne, ça?

Speaker 2 [00:17:05] Brun

Stéphanie KAPPLER [00:17:06] Bravo, bravo, brun et dominante bleu et là, mais bon, il sert à rien pour l'instant, il est là, mais c'est brun qui va l'emporter. Et puis là, par exemple, c'est le gène pour l'épaisseur des lèvres. Alors on lui a mis lèvres minces et lèvres épaisses. Et qu'est ce que ça va donner, ça?

Speaker 2 [00:17:22] Épaisse, lèvres charnues

Stéphanie KAPPLER [00:17:24] voilà, lèvre épaisse, lèvres charnues. Alors le père? Il a les mêmes gènes aux mêmes endroits que la dame. Ça c’est vrai. Chaque personne ici a les mêmes gènes au même endroit. Par contre, on ne retenez pas l'ordre qu'on a mis ici. On a pris quelques libertés pour des besoins techniques parce que je suis pas très grande, et la maquette l'est beaucoup plus que moi. Donc on a un peu mis les gènes là où ça nous arrangeait. Ils ne sont pas vraiment à leur vraie place, mais ce qui est vrai, c'est que chaque humain a les mêmes gènes au même endroit. C'est pour ça qu'on a mis pareil chez le père. Alors le père lui dites moi, il a les cheveux frisés ou raides.

Speaker 2 [00:18:03] Raides

Stéphanie KAPPLER [00:18:04] il y a les cheveux raides. Pour la couleur, on lui a mis cheveux brun et cheveux blonds. Qu'est ce que ça donne, ça?

Speaker 2 [00:18:09] Brun,

Stéphanie KAPPLER [00:18:10] bravo, cheveux brun. Ensuite, on a ici la couleur des yeux. On lui a mis comme chez la mère, yeux bruns, yeux bleus. Et ça donne

Speaker 2 [00:18:19] brun

Stéphanie KAPPLER [00:18:20] brun. Et puis, pour le nez, c'est un peu plus réaliste. Ici, on a mis trois gènes pour le nez, un pour la longueur du nez, un pour la forme du nez, un pour la taille des narines. C'est encore loin de la réalité parce qu'il n'a aucun caractère qui est déterminé par un seul gène, même la longueur du nez n'est pas déterminée par un seul gène. Il y a toujours plusieurs gènes qui fonctionnent ensemble. Autant vous dire que pour faire gagner, il faut plus que trois gènes parce que c'est compliqué. Il y a des zones, du cartilage, des poils, des muqueuses, de la peau, etc. Mais au moins ici, il y a un peu plus de gènes pour pour un élément du visage. Et alors si on prend la longueur? Et si on a mis grand nez et grand nez, ça donne quoi? Ça?

Speaker 2 [00:19:02] grand nez

Stéphanie KAPPLER [00:19:03] grand nez ou très grand nez

Speaker 2 [00:19:05] grand nez

Stéphanie KAPPLER [00:19:06] oui, juste grand nez, ça s'accumule pas c’est pas parce que vous avez grand nez et grand nez, que vous allez avoir un nez deux fois plus grand. Il y a bien des gens qui ont des grands et très grands nez, mais ça, c'est parce qu'ils ont un autre allèle. Bon, vous imaginez un peu la tête des parents. Je vais vous les montrer.

[00:19:22] Attention, les parents! Voilà. Bon, c'est pour ça qu'il n'y a que des exemples de gènes concernant le visage parce qu'après, vous n'avez droit qu'au portrait des parents. Mais il faut des gènes pour tout le reste du corps, les bras, les jambes, les organes internes, les poils, les orteils, tout ça. Il y a des gènes qui lui permettent de les mettre en place. Mais bon, voilà, on a, on a les parents, on est content. Et devinez ce qui va s'afficher ici? Bientôt?

Speaker 2 [00:19:51] Un enfant?

Stéphanie KAPPLER [00:19:52] L'enfant, mais oui, c'est important. On va faire un enfant avec ces deux parents. Il va s'afficher ici. Alors cet enfant, ça va être comme la vidéo de tout à l'heure. Il va commencer sous forme d'une cellule oeuf.Rappelez moi combien il y a de chromosomes dans cette cellule œuf.

Speaker 2 [00:20:11] 23

Stéphanie KAPPLER [00:20:12] plus que 23

Speaker 2 [00:20:13] 46!

Stéphanie KAPPLER [00:20:14] 46 oui, oui, tout est là dès le départ, il y a déjà les 46 chromosomes. Alors, à votre avis, dans ces 46 chromosomes, il y en a combien qui vont venir de la mère?

Speaker 2 [00:20:24] 23

Stéphanie KAPPLER [00:20:25] Bravo 23 et les autres 23 du père. Moitié moitié, et c'est pour ça qu'il y a des couleurs sur les maquettes des parents, sur les caryotypes des parents. Cette dame, un jour, elle a eu des parents elle aussi, et on peut imaginer qu'elle a reçu tous les chromosomes jaunes de son père et les rouges de sa mère. Vous avez vu au début, au caryotype, ça ne se voit pas. On ne peut pas distinguer juste au microscope quel chromosome vient de votre père, lequel vient de votre mère? Bon, ici, c'est signifier comme ça. Donc, cette dame, elle a tout ça dans chacune de ses cellules et elle va en transmettre la moitié. Mais quelle moitié? Comment on choisit 23 chromosomes? Est ce qu'on peut faire ce qu'on veut?

Stéphanie KAPPLER [00:21:05] est-ce qu'on peut dire? On prend n'importe lesquels et ça ira? On peut faire ça?

Speaker 2 [00:21:10] Non,

Stéphanie KAPPLER [00:21:11] non. Comment ça se passe? Quelqu'un a une idée. J'en ai 46, j'en veux que la moitié,

Speaker 2 [00:21:20] on sélectionne,

Stéphanie KAPPLER [00:21:21] alors, il y a une sélection qui se fait. Est ce que quelqu'un choisit ou est ce que est ce qu'un parent peut se dire tiens, moi, j'aimerais bien que mon enfant, il ai les mêmes que moi, donc pour augmenter les chances de lui donner celui là.

Speaker 2 [00:21:30] Non,

Stéphanie KAPPLER [00:21:32] non, non. Un jour, peut être. Mais non, pour l'instant, non. On ne choisit pas. Ça se fait au hasard. Mais alors, pas totalement au hasard. Parce que le vrai hasard, ce serait de se dire OK, je ferme les yeux, j'en ai. J'en ai 46, j'en prends 23 au hasard et ça ira. Non, non, il y a quand même une chose à respecter, c'est qu'à chaque étage, il faut au moins donner un des deux chromosomes. Il faut que l'enfant et les 23 paires de chromosomes et pas 46 chromosomes n'importe comment. Donc c'est ça qu'on va lancer. On va lancer cette loterie de l'hérédité pour voir, pour brasser, pour mélanger tout ça. Allons y!

[00:22:13] Je vous mets un peu dans l'ambiance. Voilà. Ça, c'est la loterie de l'hérédité, c'est le brassage chromosomique. Alors, ce n'est pas comme ça qu'on fait des enfants. Ça, c'est schématiquement pour vous montrer ce qui se passe dans les cellules sexuelles, alors que là, on va fabriquer enfin pas dans les cellules sexuelles, mais au moment où on les fabriquent. Quand je vous dis qu'on a les mêmes chromosomes partout, ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a des exceptions. Les ovules et les spermatozoïdes ne contiennent que la moitié de nos chromosomes et ils sont faits à partir de cellules où il y a les 46 chromosomes. Il y a un espèce de brassage qui se fait. Bien sûr, ça ne tournicote pas comme ça et ce n'est pas fluo. Mais il y a un mélange qui se fait et on aboutit à des cellules où il n'y a que 23 chromosomes que la moitié. Donc, on laisse tout ça tourner.

[00:23:00] C'est aléatoire. Et puis on arrête à un moment donné. Donc le hasard, c'est moi là pour le coup. On arrête, on va attendre que ça se range. Et on va imaginer que les parents ont transmis ce qui va se retrouver au milieu. Je vais rallumer un peu tout ça. Mais pas tout oublier les parents pour le moment, et on va se dire que l'enfant a reçu ce qui reste éclairé, donc l'ovule de la mère contenait ce lot de chromosomes là. Donc les autres qui sont pas éclairés ont pas été transmis et le père avec son spermatozoïde, il a transmis ce mélange qui est là. Donc ça y est, on a une cellule oeuf, qui va se développer et qui donnera aux grandes questions une fille ou un garçon?

[00:23:52] C'est une question qu'on se pose souvent on attend un enfant, il y en a qui sont impatients de savoir fille, garçon? Alors là, au niveau chromosomique, quel sera le sexe de l'enfant? Qu'est ce que vous me dites?

Speaker 2 [00:24:04] Masculins.

Stéphanie KAPPLER [00:24:05] Masculin? Vous êtes d'accord, tout le monde? C’est ça! Je vous rappelle que c'est en bas qu'il faut regarder. La mère, elle n'a pas le choix. Soit elle va transmettre un X, soit elle transmet un X, donc c'est tout le temps la même chose. Le père, par contre, soit il transmet un X, soit il transmet le Y. Bon là il se trouve qu'il a transmis le Y. Du coup, au niveau du sexe chromosomique, ce sera un garçon XY. Et après on va voir à qui ressemble cet enfant. Alors voyons voir est ce que cet enfant, il aura les cheveux frisés comme sa maman ou des cheveux raides comme son père? Alors, qu'est ce que vous dites? On a ça qui a été transmis par la mère. Cette allèle qui a été transmis par le père

Speaker 2 [00:24:46] frisé,

Stéphanie KAPPLER  [00:24:47] frisé, frisé comme sa maman. En dessous, c'est la couleur des cheveux. Donc, on a blond transmis par la mère, brun, transmis par le père du coup il aura des yeux, des cheveux. De quelle couleur?

Speaker 2 [00:24:59] Brun

Stéphanie KAPPLER [00:25:00] brun, cheveux brun comme son papa, des yeux de quelle couleur? Ici, on a marron et bleu. Donc, il aura des yeux.

Speaker 2 [00:25:08] Marron

Stéphanie KAPPLER [00:25:09] marron, bravo! Et puis, qu'est ce qu'on avait les lèvres, par exemple, le père a transmis lèvres minces et la mère a transmis lèvres minces. Du coup,

Speaker 2 [00:25:16] lèvres minces

Stéphanie KAPPLER [00:25:17] ça fait des lèvres minces. Alors attention, je vais vous montrer l'enfant. Ce que vous êtes prêt? Alors attention, l'enfant! Il vous plaît? C'est bien. Alors à qui ressemble cet enfant? Il a un peu le nez de son papa, la bouche, le menton de son père. Bon, il ressemble pas mal à son père on va dire.

Speaker 2 [00:25:42] Les cils c'est la maman?

Stéphanie KAPPLER [00:25:43] Ah oui, les cils, ça ressemble plus à ceux de la mère. Est ce qu'on pourrait se débrouiller pour que cet enfant ressemble plus à la mère qu’au père? Attention à ce qu'on va faire là, ça ne se fait pas dans la vraie vie. Là, on va manipuler génétiquement cet enfant pour le changer, donc ça, non, c'est interdit. De toute façon c'est pas possible. Quand l'enfant est déjà trop grand, c'est pas possible. Techniquement, on pourrait le faire sur la celle oeuf, mais c'est interdit pour le moment de manipuler génétiquement des embryons pour changer des caractéristiques physiques. On va le faire quand même ici. Alors comment? Qu'est ce que je pourrais changer pour qu'il ressemble un peu plus à sa maman?

Speaker 2 [00:26:18] La couleur des cheveux

Stéphanie KAPPLER [00:26:19] oui, la couleur des cheveux. Le père a transmis ce chromosome là, mais s'il avait transmis l'autre, on aurait pu avoir un enfant blond. Autre chose ou est ce qu'il y a autre chose que je pourrais changer pour qu'il ressemble encore un peu plus à sa maman?

[00:26:41] Par en bas,

Speaker 2 [00:26:42] les lèvres,

Stéphanie KAPPLER [00:26:44] oui, les lèvres. Si la mère avait transmis ça, on aurait pu avoir un enfant avec des lèvres un peu plus charnues, comme sa maman. Bon, alors vous avez vu donc là, c'est encore une fois assez simplifié sur la maquette, soit l'enfant il a les cheveux blonds comme son père, pardon comme sa mère, soit il est brun comme son père. Bon, n'oubliez pas qu'il n'y a pas qu'un seul gène qui détermine un caractère. Et donc, on peut être blond comme sa mère sans que ce soit exactement le même, blond ou brun comme son père, sans que ce soit exactement le même brun. Parce que c'est pas un seul gène qui fait la couleur des cheveux, mais plusieurs. Donc, vous recevez une combinaison de gènes de vos deux parents et par exemple, pour la couleur des yeux. Aujourd'hui, les chercheurs ont identifié plus de 15 gènes qui, ensemble, font la couleur des yeux. Et c'est peut être pour ça qu'on n'a pas les yeux d'une seule couleur. Parfois, on peut avoir les yeux bleu, gris, bleu, vert ou marron clair, avec un peu de foncé au milieu, donc c'est un peu. C'est plus subtil que ce qu'il y a sur notre maquette.

Stéphanie KAPPLER [00:27:46] Il y a des choses que je ne peux pas changer. Est ce que vous repérez quelque chose parmi les gènes dont je vous ai parlé, enfin, ceux qui sont en bas, en tout cas, un gène que je ne peux pas changer, une caractéristique que je ne peux pas changer? Au niveau du visage, on a pu changer la couleur, la couleur des cheveux. On a pu changer la texture des cheveux. Il y a des choses que je ne peux pas changer. Dans cette famille,

Speaker 2 [00:28:10] la forme du visage,

Stéphanie KAPPLER [00:28:11] la forme du visage, alors c'est ici. Donc à nouveau il n'y a pas un seul gène qui fait la forme de votre visage, mais là, on en a un sous le coude et on a ici un visage rond et un visage allongé là bas. Là, on a deux fois visage allongé. La mère, quoi qu'il arrive, elle transmet un visage allongé. Par contre, le père lui, soit il transmet un visage rond qui est dominant, soit un visage allongé. Et là, ça peut changer. Donc, tous les enfants n'ont pas forcément le même visage dans cette famille, mais un petit peu en dessous de ce gène là, il y en a un que quoi qu'il se passe, ça ne changera pas la tête de l'enfant. Ça concerne le nez. Ce n'est pas la forme du nez qui, elle, peut changer. On ne peut faire un enfant avec un nez droit.

[00:28:52] C'est celui là, par exemple. La mère, elle transmet, toujours petit nez, qui est un caractère récessif. Et le père transmet toujours grand. Et du coup, quoi qu'il arrive grâce au père. Tous les enfants dans cette famille auront un grand nez. Ça arrive parfois dans les familles. On voit que tout le monde a la même forme d'oreille ou la même forme de sourcil, ou le même grand nez, ou la petite fossette qui est là, qu'on a représenté avec cet allèle dominant. Et donc ça, c'est parce qu'un des parents transmet que des gènes dominants pour ce caractère. J'ai une question un peu plus dure à vous poser et je vais vous rallumer un peu de lumière, ça va vous aider.

[00:29:37] Voilà, vous avez vu, donc on peut changer des caractéristiques de l'enfant, est ce que vous voyez quelque chose que je pourrais modifier, qui fera que l'enfant aura une caractéristique physique qu'il n'y a pas chez les parents? En gros, voilà un truc qu'on verrait sur le visage de l'enfant, qu'on verrait pas chez les parents. Quelque chose qui est là parmi les chromosomes, les allèles dont on parle depuis le début, là. Un truc, on se dirait, quoi t’as ça, mais parents, ils n'ont pas pourquoi, comment vous voyez ce que je veux dire?

[00:30:18] Bon, je vous aide un peu. C'est par ici. Non, vous voyez pas?

Speaker 2 [00:30:26] la couleur des yeux?

Stéphanie KAPPLER [00:30:27] La couleur des yeux, exactement. Là, on a deux parents qui ont les yeux brun, mais ils ont tous les deux un allèle yeux bleus récessif. Dans ce cas là, on dit qu'on est hétérozygote quand on a deux allèles différents. Donc là, la mère a la transmission yeux bleus. Mais comme il y a les yeux brun en face, l'enfant a les yeux brun. Mais si le père avait aussi transmis yeux bleus, on aurait pu avoir un enfant aux yeux bleus alors que les deux parents ont les yeux brun. Ça arrive. Et quand ça arrive, justement deux parents qui disent qu'on les attendait, on a tous les deux les yeux brun, pourquoi il a les yeux bleus? Qu'est ce qu'on se dit dans ces cas là?

Speaker 2 [00:31:03] C'est quelqu'un d'autre,

Stéphanie KAPPLER [00:31:05] c'est quelqu'un d’autre, comment ça? C'est quelqu'un d'autre qui ça?

Speaker 2 [00:31:08] C’est le facteur?

Stéphanie KAPPLER [00:31:09] Le facteur, oui, non, alors non. Oui, si, si. Vous avez raison, c'est le facteur génétique qui fait que l'enfant n'a pas la même couleur d’oeil, donc, non, on ne se dit pas quoi, ce n'est pas mon enfant. Non, non, non, on réfléchit, on respire et on se dit ha, mais oui, c'est peut être la grand mère ou l'arrière grand mère ou l'arrière arrière arrière arrière grand mère qui avait les yeux bleus. Bon ça, en général, on a du mal. On n'a pas forcément de photos et puis en général, elles sont en noir et blanc. Mais oui, rappelez vous, cette dame, un jour, a eu des parents. On s'était dit que peut être, les chromosomes rouge lui venaient de sa mère à celle de la grand mère de l'enfant. Peut être que la grand mère avait des yeux bleus au moins une fois. Et peut être qu'elle avait des yeux bleus aussi sur son autre chromosome. Donc, peut être. La grand mère avait les yeux bleus. Bon, là, elle a transmis bleu, mais comme a marron en face, la mère a les yeux brun. Mais voilà, ça vient des générations d’avant.

[00:31:57] Donc les gènes ils sont transmis de génération en génération. Ils s'expriment pas forcément. Le caractère yeux bleus peut sauter des générations tant qu'il y a quelque chose de dominant en face. Et voilà. Donc, quand on voit un enfant qui nous ressemble, pas faux pas s'angoisser tout de suite parce qu'on peut imaginer deux parents aux cheveux brun qui tous les deux, transmettent cheveux blonds. Et donc, on aura un enfant blond. Et ça peut être pareil pour tous les caractères. On peut avoir deux parents avec un grand nez qui ont petit nez de l'autre côté et qui transmettent ça. Donc, ce n'est pas grave si l'enfant ne vous ressemble pas. Ça va? Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Une question?

Speaker 2 [00:32:36] est-ce que c'est toujours les mêmes allèles? Est-ce qu’elles sont dominante s dans toute l'humanité ou ça dépend des patrimoines génétiques?

Stéphanie KAPPLER [00:32:43] Ah oui, cette histoire de, oui, je crois que je vois.Si on prend la couleur des yeux. La question, c'est est-ce que je brun est toujours dominant sur bleu c’est ça?

Speaker 2 [00:32:52] Voilà c’est ça

Stéphanie KAPPLER [00:32:53] oui, c'est ça. Ça, du coup, c'est universel, c'est pour tout le monde. Mais là où c'est un peu subtil, c'est que le fait d'être dominant ou récessif, ça dépend un peu de ce qui est en face. C'est à dire que là, yeux bleus, est récessif par rapport à yeux brun. Mais si on mettait yeux noir ici, à la place de ses yeux bleu, c’est yeux noirs qui seraient dominants sur yeux brun. Donc, la règle est la même, en gros, dans toute l'humanité. Pour la couleur des yeux, c'est bleu qui est récessif et noir qui est le plus dominant. C'est une histoire de quantité de pigments, mais ça dépend toujours de ce qu'il y a en face. Enfin, il y a des exceptions, sinon ce serait pas drôle. Bah tiens, ça me permet de vous parler des allèles qui sont là haut dont on n'a pas encore parlé. Tout ça, ce sont des caractéristiques physiques, des choses qui se voient. Et il y a aussi des gènes qui codent pour des caractéristiques physiologiques, des choses qui ne se voient pas. [00:33:45] Et il y en a des exemples haut. Et on a celui là, par exemple, peut être que vous connaissez ce système ABO. Ça vous évoque peut être quelque chose? ABO?

Speaker 2 [00:33:57] ha le sang,

Stéphanie KAPPLER [00:33:58] c'est le sang, c’est le groupe sanguin. Donc, votre groupe sanguin? Il est déterminé par plusieurs gènes. Les deux principaux, ce sont ceux là, donc le système ABO et le système RH là-haut, Rhésus. Est ce que vous pouvez me donner le groupe sanguin de cet enfant, s'il vous plaît? Donc, c’est ici, on a A ici et en face, on a B,

Speaker 2 [00:34:24] AB.

Stéphanie KAPPLER [00:34:25] Eh bien, ça donne AB. Donc là, c'est un exemple de co-dominance. Il n'y a pas un allèle qui va dominer sur l'autre, c'est les deux ensemble qui vont s'exprimer. Alors, est ce qu'il est AB positif ou négatif?

Speaker 2 [00:34:36] Positif,

Stéphanie KAPPLER [00:34:37] positif? Je vois que vous vous regardez la haut. C'est très bien ça. Ça veut juste dire que les allèles sont dominants. Le fait d'être rhésus positif ou négatif, c'est ça en rapport avec le gène RH qui est tout là haut. Donc on le perd et transmet toujours RH Plus tous les enfants dans cette famille seront de rhésus positifs. Et alors? Si jamais la mère avait transmis l'autre, celui là à l'enfant, il serait quoi?

Speaker 2 [00:35:05] O

Stéphanie KAPPLER [00:35:06] Pas, O, O est récessif par rapport à A qui est dominant. Du coup, l'enfant, là il est A toujours positif à côté, de RH positif là haut, mais A est dominant, sur O. Donc quand on a A, O on est de groupe sanguin A. Mais est ce que ces parents auraient pu avoir un enfant de groupe sanguin O? Eux deux?

[00:35:35] Oui, oui, ils auraient pu. Si le père avait transmis ça. Là, on peut avoir un enfant du groupe sanguin O parce que les deux parents ont transmis l'allèle récessif.

Speaker 2 [00:35:45] O négatif

Stéphanie KAPPLER [00:35:57] Non toujours pas O négatif. Ça, ça veut dire que O est récessif. Non, mais c'est confusant tout ça, on fait rien pour vous aider. Je suis d'accord. Donc ça, ça veut dire que O et Récessif. Et sur votre carte de groupe sanguin, le gros plus le gros moins, c'est votre groupe Rhésus qui est en rapport avec l’autre gène qui est là-haut le RH. Comme le père transmet toujours RH+ tous les enfants seront de rhésus positif dans cette famille. C'est pas simple hein la génétique.

[00:36:18] Alors, qu'est ce qu'on a d'autre sur cette maquette? Pourquoi il y a une bouteille de lait juste au dessus? Quel est le rapport entre les gènes, le lait, tout ça? Qu'est ce que c'est que ça? Pourquoi? Pourquoi il y a ça là?

Speaker 2 [00:36:29] il n'aime pas le lait.

Stéphanie KAPPLER [00:36:30] Non, alors c’est pas une histoire d'aimer ou pas le lait. Il peut y avoir une part de génétique là dedans, mais ça, c'est très culturel. Il y a des pays où on boit plus de lait que dans d'autres pays. Ça dépend dans quelle famille vous êtes élevés. Ça dépend si autour de vous, on boit beaucoup de lait, donc ça le fait d'aimer ou pas le lait, c'est quand même très, très culturel. Ça peut quand même être un peu influencé par ça. Ça, c'est l'intolérance au lactose, donc c'est une histoire de pouvoir ou pas digéré le lactose, le sucre qui est dans le lait ou quand vous avez au moins un allèle dominant comme ici, vous avez l'enzyme qu'il faut donc vous digérer le lait. Mais après, il y a d'autres allèles qui existent. Il y a celui là l'allèle récessif qui fait que l'enzyme n'est pas fabriquée.

[00:37:14] Alors, à votre avis, le père, le père, il a un allèle récessif qui fait qu'il digère pas le lait. Un allèle dominant qui fait que le lait est digéré. Il digère le lait ou pas lui?

Speaker 2 [00:37:24] oui,

Stéphanie KAPPLER [00:37:25] lui il digère. Il est tolérant au lactose. Un seul allèle suffit. Par contre, si les deux parents transmettent l'allèle récessif à l'enfant, là, avec deux allèles récessifs, l'enfant, il est tolérant ou intolérant au lactose?

Speaker 2 [00:37:44] intolérant,

Stéphanie KAPPLER [00:37:45] intolérant au lactose. Donc ça, effectivement, ça peut un peu influencer le fait que vous aimiez pas le lait. Si jamais depuis que vous êtes petit, vous en buvez et qu'à chaque fois, vous avez mal au ventre. Vous avez des diarrhées. Ça aide pas à avoir un bon souvenir et à trouver ça bon. Mais là, c'est vraiment une histoire de digestion. Alors, donc on a vu, ça c'est un cas, c'est un gène, c'est une mutation, on ne parle pas du tout de maladie génétique dans ces cas là, il y a des cas où les mutations sont beaucoup plus graves. C'est le cas de pas ce gène qui est là, mais de l'allèle qui est en face, celui là. Là, il y a une mutation. Ce qui est dessiné là, c'est une cellule avec à l'intérieur des ions chlorure et il y a des petites flèches là barrées

[00:38:27] Il faut savoir qu'une cellule, ce n'est pas quelque chose de totalement imperméable. Il y a des trous, des pores qui permettent aux choses de rentrer et de sortir de la cellule. Par exemple, il y a de l'eau dans une cellule qui peut sortir, qui peut entrer dans la cellule. Il y a des ions chlorures qui peuvent entrer, sortir. Tout cela est bien organisé grâce à certains gènes et par exemple, celui là. Ce gène là permet aux ions chlorure d'entrer et de sortir correctement. Donc, on a ici un gène sain dominant. Et là, on a une mutation qui fait que ce canal chlorure ne fonctionne pas correctement. Est ce que le père va bien à ce niveau là? Selon vous, avec un allèle sain dominant un allèle muté récessif, ça va où? Ça ne va pas?

Speaker 2[00:39:09] Ça va, ça va,

Stéphanie KAPPLER [00:39:10] ça va. Dans le cas où on a deux fois cet allèle muté là, ça ne va pas. Et là, on parle de maladie génétique, on parle de mucoviscidose et c'est grave parce que c'est une maladie qu'on n'arrive pas à guérir. Et les gens ont une espérance de vie qui ne dépasse pas 40 ans en général. Parce que là, vraiment, le fait que les ions chlorure puissent pas sortir correctement, ça touche surtout les cellules au niveau des bronches et au niveau des intestins. Et du coup, ça va créer au niveau des bronches des gros problèmes respiratoires. Le mucus est trop épais et on a beaucoup, beaucoup de mal à respirer. Mais du coup, est ce que vous pensez que dans cette famille, ils ont un risque d'avoir un enfant atteint de cette maladie?

Speaker 2[00:39:53] Oui,

Stéphanie KAPPLER [00:39:54] avec ces deux parents? Si on change pas de parents?

Speaker 2[00:39:58] Ah non!

Stéphanie KAPPLER [00:39:59] Ben non, le père est le seul à avoir un gène, un allèle muté. On dit qu'il est porteur, sain. Il se trouve que là aussi, cet enfant il est porteur sain. Mais la mère n'a que deux gènes dominants, deux allèles dominants à transmettre. Donc, dans cette famille, ils ont pas de risque d'avoir un enfant malade. Malheureusement, il y a des cas où les deux parents sont porteurs de la même mutation. Et ça, on le sait pas. Si on n'a pas fait un test génétique avant. Et c'est malheureusement comme ça qu'on découvre qu'on avait tous les deux la même mutation quand malheureusement les deux gènes les deux allèles mutés sont transmis à l'enfant et que l'enfant et à attendre cette maladie. Et c'est dans ces cas là, et uniquement dans ces cas là, qu'on peut faire ce qu'on a fait au début en rigolant quand on a modifié génétiquement l'enfant. On peut, alors on ne peut pas modifier génétiquement, mais on peut choisir l'embryon. C'est à dire que si on a un premier enfant qui est atteint d'une maladie grave et qu'on veut un deuxième enfant pour éviter que le deuxième enfant soit aussi atteints de cette maladie, on va faire une fécondation in vitro.

[00:40:56] Donc on prend des ovules chez la mère, des spermatozoïdes chez le père pour avoir des petites cellules œuf comme on a vu en vidéo au début et quand l'embryon s'est un peu développé, on va prélever une cellule de chaque embryon et analyser l'ADN qui est dedans. On va faire un test pour voir s'il y a ou pas les deux versions mutée et donc tous les embryons qui ont les deux versions mutées du gène, on ne les garde pas et on va seulement garder les autres. C'est autorisé seulement dans le cas de maladies graves. On ne va pas le faire pour l'intolérance au lactose, ni pour avoir un enfant avec des yeux verts, des cheveux roux ou je ne sais pas quoi. Voilà. Ça va?

Speaker 2[00:41:36] un peu triste.

Stéphanie KAPPLER [00:41:37] C'est un peu triste, c'est vrai, on va passer alors à une chose radicalement différente. Je vous propose de vous parler du troisième gène en partant du haut. C'est un gène hyper important. Vous voyez ce que ça représente? Le troisième petit dessin, ça concerne la langue. Un truc qu'on sait ou pas faire avec la langue, alors tirer la langue, ça, c'est bon, tout le monde sait faire. Est ce que vous savez la plier en U, en gouttière? Bon, je vois qu'il y en a un qui arrive à le faire, alors moi, j'y arrive pas, mais il faudrait que ça donne ça. Oui, la même chose sans les doigts, la plier en U. Je ne sais pas si vous saviez, mais tout le monde n'est pas capable de faire ça. Moi, je m'entraîne depuis de nombreuses années. Ça ne marche pas, j'y arrive pas. Et la mauvaise nouvelle, c'est que je vais jamais y arriver. Mais la bonne nouvelle, c'est quoi?

Speaker 2 [00:42:30] Ça sert à rien,

Stéphanie KAPPLER [00:42:31] c'est ça, c'est pas grave. Je vis très bien sans savoir mettre ma langue en gouttière. Ça fait rien si j'y arrive pas. Ça sert même pas frimer parce que la plupart des gens savent le faire. Donc c'est plutôt original de ne pas y arriver, mais alors de dire que ça ne sert à rien, on ne peut pas le dire parce qu'on n'a pas tout cherché. Bon, autant vous dire que personne, personne ne cherche vraiment. Ce n'est pas le gène le plus étudié. Quand je vous disais que c'est hyper important, ce n'est pas vrai du tout. C'est juste une petite bizarrerie qui a été étudié à une époque où on a localisé le gène. On a trouvé qu'il y avait des allèles dominants qui permettent de mettre la langue en gouttières et des allèles récessifs qui font que quand on l'a deux fois, on n'y arrive pas parce qu'il manque un muscle sur les côtés, du coup on ne peut pas faire ce mouvement là, mais en tout cas, ça a servi à une chose ça va servir à montrer que la génétique, ce n'est pas simple parce que pendant longtemps, on pensait que ce caractère était géré par un seul gène. On a le gène, on sait le faire, on la pas on ne sais pas le faire. Mais très tôt, les scientifiques ont dit non, non attendez, on s'est trompé.

[00:43:33] Parce qu'il y a des paires de vrais jumeaux qui ont été trouvés, où on a montré en fait, que les vrais jumeaux, je reprends. Ils viennent de la même cellule œuf c’est une cellule œuf au départ, qui se divise en deux. On va avoir deux cellules qui se séparent vraiment pour donner deux enfants qui, du coup, ont les mêmes gènes, les mêmes chromosomes. Donc ils se ressemblent beaucoup. Sauf qu'on a trouvé des paires de vrais jumeaux où un arrivait à faire la langue en gouttière et l'autre pas. Ce qui montre bien que ce n'est pas si simple que ça. Il y a peut être plusieurs gènes qui interviennent après au cours de la vie embryonnaire ou de la vie adulte, on peut avoir. Là, c'est plutôt la vie embryonnaire. On peut avoir des mutations qui vont modifier le gène chez l'un ou chez l'autre, mais ça peut aussi venir de quelque chose, de l'environnement. Ça a surtout servi à ça. On a montré que non, non. Il n'y a aucun caractère qui est déterminé par un seul gène. Il y a toujours plusieurs gènes qui interviennent et très souvent aussi l'environnement. Et c'est surtout à ça que ça a servi. Et il y a une autre bizarrerie que de plus en plus de gens savent faire. Je trouve dans cette salle, c'est de mettre la langue en trèfle.

[00:44:37]Alors je vous montre, c'est plus rare. Voilà ces deux élèves que j'ai vu un jour dans cette salle et qui ont gentiment bien voulu accepter que je les prennent en photo. Quelqu'un sait faire ça, vous savez, vous, monsieur? Non, moi non plus. Maintenant, si vous ne savez pas mettre la langue en gouttière, vous risquez pas de faire ça. C'est encore l'étape d'après. Et pareil, ça, autant vous dire que c'est pas étudié par les chercheurs. Il y a, j’ai trouvé une publication quand même sur Internet. Il y a un début de. Il y a une équipe chinoise qui commence un peu à s'intéresser à ça. Il y en a peut-être d’autres depuis, mais ce n'est pas la priorité. Je vous rappelle quand même la priorité des chercheurs c'est quand même d'étudier les gènes qui sont impliqués dans les maladies génétiques. Bon, ça, c'est intéressant, plus, on sait des choses sur un organisme mieux on le comprend. Mais bon, ce n'est pas la priorité. Ça va.

Speaker 2[00:45:33]Oui,

Stéphanie KAPPLER [00:45:34] ça va. Alors justement, je vous parlais d'environnement, de l’effet de l'environnement. Donc tout à l'heure, on a essayé de prédire à quoi ressemblera l'enfant juste en regardant ses gènes. Ça, c'est quelque chose qui commence à être fait, mais vraiment un peu parce que comme on connait pas encore tous les gènes sur les 20 000 gènes qu'on a, on les connait vraiment pas tous. Donc, par exemple, on ne connait pas encore peut être tous les gènes impliqués dans la couleur des yeux. Donc, on a beau savoir et analyser l'ADN, séquencer l'ADN, voir quels gènes on a. On ne peut pas dire terme à votre enfant il ressemblera à ça, parce qu'on ne connait pas encore tous les gènes et on ne sait pas comment l'environnement va agir là dessus. Par exemple, on a ici représenté un des gènes qui intervient dans la taille et je dis bien un des gènes. Parce que s'il y a bien un caractère qui ou il y a beaucoup de jeunes qui interviennent, c'est la taille de la personne. Il y a aussi un énorme effet de l'environnement parce que je vois que monsieur est très, très grand. OK, donc vous avez certainement pas les mêmes gènes que moi. Mais qu'est ce qu'il faut d'autre à part des gènes pour grandir vraiment comme c'était prévu?

Speaker 2 [00:46:44] Du lait

Stéphanie KAPPLER [00:46:45] Du lait, oui. Alors oui, du lait, c'est bien, il faut. Ça ne suffit pas. Il faut du lait. Manger un peu plus varié aussi, c'est pas mal. Mais oui, la croissance s'est énormément liée à l'environnement. Alors, l'alimentation, le sommeil, le sport, les maladies, tout ça, ça va influencer sur votre croissance. Donc ce n'est pas parce qu'on reçoit de ses parents tous les gènes qu'il faut pour grandir, qu'on va vraiment grandir comme c'était prévu. Et ça, c'est valable pour tous les gènes, pour tous les caractères. On fait un dernier enfant?

Speaker 2 [00:47:20] Oh oui,

Stéphanie KAPPLER [00:47:21] un autre enfant. Alors, je vous remets la fluorescence.

[00:47:39] On relance le brassage. Je vous rappelle qu'on avait un garçon la première fois. Combien est ce qu'on a de chances que cette fois ci, ce soit une fille?

Speaker 2 [00:47:57] 2.

Stéphanie KAPPLER [00:47:58] Une chance sur deux?

Speaker 2 [00:48:00] Une chance sur deux

Stéphanie KAPPLER [00:48:01] oui une chance sur deux. Ça se joue du côté du père. Je rappelle la mère à deux chromosome X. Donc, soit elle en transmet un, soit l'autre, mais c'est toujours des X et le père, soit il transmet un X, soit un Y. Donc a chaque fois, on a une chance sur deux que ce soit une fille. Une chance sur deux, que ce soit un garçon. Donc, je ne regarde pas. J'arrête au hasard. Ça va se ranger. Voilà, c'est rangé. Je rallume au milieu et là, vous me dites que c'est une fille ou un garçon?

Speaker 2 [00:48:41] fille.

Stéphanie KAPPLER [00:48:42] C'est une fille, c'est pas fait exprès, je vous promets. Donc là, oui, cette fois ci, le père a transmis un X, donc on aura une fille. Et dites moi rapidement, est-ce quelle sera blonde ou brune? Vous voyez?

Speaker 2 [00:48:56] Blonde

Stéphanie KAPPLER [00:48:57] Là, les deux parents ont transmis Blonde, donc elle sera blonde. Est-ce qu'elle aura des cheveux raides ou des cheveux frisés?

Speaker 2 [00:49:05] Raide

Stéphanie KAPPLER [00:49:07] oui, des cheveux raides. Les deux parents ont transmis raides. Et puis la couleur des yeux brun et bleu. Ça donnera quoi?

Speaker 2 [00:49:13] Brun

Stéphanie KAPPLER [00:49:14] ça donnera brun. Bon, voyons voir à quoi elle ressemble. Attention, voilà l'enfant. Je vais vous rallumer un peu plus de lumière

Speaker 2 [00:49:26] Et elle sera A+

Stéphanie KAPPLER [00:49:28] Faites voir, attendez, je n'ai pas encore eu le temps de regarder. Vous me dites A+? Oui, bravo. Bravo!

Speaker 2 [00:49:36] Mais elle a le menton du papa.

Stéphanie KAPPLER [00:49:38] Voilà, elle a toujours cette petite fossette. Ha, les parents ont disparus, attendez, je vous les remet. Oui et rappelez vous, c'est ici le gène pour la petite fossette. Et c'est un allèle dominant qui fait qu'on a la fossette. Et comme le père en possède 2, il en transmettra à tous les coups. Donc, tous les enfants dans cette famille auront la petite fossette de papa. Merci papa! Donc, vous avez vu les enfants? On en a fait que 2, mais ils se ressemblent beaucoup parce qu'on a représenté très peu de jeunes ici. On ne peut pas en changer beaucoup, donc on a très peu de combinaisons. Mais est ce que vous pensez que si un couple nous fait un premier enfant? Et puis, quelques années après, il en faut un deuxième? Est ce qu'il est possible que le deuxième enfant soit le même que le premier?

Speaker 2 [00:50:25] Non,

Stéphanie KAPPLER [00:50:26] non. Il y a des milliards de combinaisons et ça peut arriver. Mais c'est très, très, très, très, très, très, très, très, très peu probable. Quand on mélange les chromosomes des parents comme on fait ici, il y a tellement de combinaisons possibles, plus l'effet de l'environnement qui n'est jamais le même que non. Il n'y a jamais deux fois le même enfant. Même on parlait tout à l'heure des vrais jumeaux. Deux vrais jumeaux ont le même ADN, mais avec l'effet de l'environnement, c'est quand même pas deux fois exactement le même enfant. Et donc, ce système là de reproduction sexuée qu'on a vu ici, ça permet, grâce à ce brassage chromosomique, de faire une grande diversité de descendants. Et ça fonctionne pas uniquement chez l'espèce humaine. C'est comme ça chez toutes les espèces qui se reproduisent de manière sexuée. Et contrairement à une vraie loterie puisqu'on parle de loterie de l'hérédité. Avec cette loterie là, on gagne à tous les coups. Voilà, merci beaucoup pour votre attention. J'espère que vous en savez un peu plus sur l'hérédité, donc maintenant c'est à vous de jouer. [00:51:28]

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